La crise du logement touche des millions de Français :
- 4 millions de personnes sont mal logées (habitat dégradé, de fortune, surpeuplé ou temporaire).
- 3 millions de ménages attendent un logement social.
La Caisse des dépôts et consignations alerte que la production de HLM s’effondre. Passée depuis 2020 sous les 100 000 logements par an, elle devrait continuer de ralentir pour atteindre 66 000 logements neufs par an à partir de 2030.
Le Sénat s’est emparé du sujet et a adopté en première lecture la proposition de loi « visant à conforter l’habitat, l’offre de logements et la construction ». Le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, a logiquement participé à l’analyse des différents amendements proposés. Durant cette discussion, le sénateur UDI Michel Canévet a conseillé de comptabiliser les cellules de prison dans les quotas SRU (loi solidarité et renouvellement urbain).
À la surprise générale, le ministre du Logement a défendu cet amendement, en soulignant que cette proposition recevait « le soutien du gouvernement et plus particulièrement du ministre de la Justice ».
Le Sénat, à majorité de droite, a rejeté l’amendement.
Le ministre compte sans doute intégrer cette idée dans le futur plan « Relance logement » que le Premier ministre a annoncé le 23 janvier. Pour que cette opération immobilière gouvernementale n’échoue pas et que les copains qui ne respectent pas la loi SRU n’aient pas à payer de pénalités, conseillons au ministre d’intégrer dans le décompte des logements sociaux, outre les cellules des établissements pénitenciers, mais aussi les casernes, les cités universitaires, les parkings, les lits d’hôpitaux, les structures d’hébergement pour SDF, etc.
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