12 engagements pour sauver la vie associative en Centre-Val de Loire

À l’approche des municipales 2026, Le Mouvement associatif Centre-Val de Loire propose de « (Re)faire commune en 12 engagements » pour soutenir la vie associative locale. Face à une situation économique critique, marquée par une baisse de 41 % des subventions, par le fait qu’une association sur trois dispose de moins de trois mois de trésorerie et par 90 000 emplois menacés en France, le réseau appelle les collectivités à faire le choix de l’intérêt général.

Les associations, qui représentent 57 000 structures, 510 000 bénévoles et plus de 64 000 salarié·es en région, jouent un rôle essentiel dans les secteurs social, sportif, culturel et médical. Pourtant, 4 sur 10 doivent renoncer à certaines activités faute de moyens.

Le Mouvement associatif Centre-Val de Loire formule 12 propositions concrètes : privilégier la subvention et le financement de fonctionnement, développer des conventions pluriannuelles, simplifier les démarches administratives, créer des espaces de dialogue, garantir les libertés associatives, former élu·es et agent·es, renforcer le dispositif Guid’Asso ou encore mettre à disposition des locaux dédiés.

L’objectif : reconnaître pleinement les associations comme partenaires des politiques publiques locales et renforcer la démocratie territoriale par une coopération durable entre collectivités et tissu associatif.

Commentaires

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  1. On ne peut pas seulement vivre au crochet de subventions multiples. Malgré tout l’intérêt que l’on porte au mouvement associatif, dont la contribution à la vie sociale est primordiale, il y a des limites à la distribution d’argent public, comme il y en a dans chaque ménage à la dépense privée. Les prochaines années vont sonner l’heure des comptes. La définition de priorités va devenir essentielle dans chaque secteur. Oui, à tous les étages, très nombreux, de la dépense publique, se profilent des arbitrages particulièrement rugueux. Mieux vaut s’y préparer plutôt que de faire l’autruche.

  2. Les associations sont essentielles pour la survie de l’expression sociale, économique, culturelle, artistique. J’en oublie certainement.
    Les associations ont vu, depuis quelques années, leurs budgets largement amputés. Amputation qui engendre des licenciements, une réduction du nombre de bénévoles, une réduction des activités.

    Il ne s’agit pas de vivre aux crochets des subventions, mais de survivre en 2026 en se demandant comment seront réparties lesdites subventions en 2027. Dans un mois, les élections municipales. Autant dire que les lignes budgétaires se sont mises au régime sec.
    2027 est une angoisse générale avec une question de fond : qui distribuera l’argent public, et à qui ? Comment ? Quoi ? Combien ? Où et pour quoi ?
    Ce qui se résumera inévitablement à la question insidieuse : pour qui, combien, pourquoi ??

    Si la culture passe au second plan des priorités, nous serons prêts à nous poser une autre question : “Pourquoi obéit-on ? ” La Boétie

  3. Tout le monde va devoir faire un effort, moi compris alors que j’avais cru l’avoir déjà fait en travaillant jusqu’à 67 ans. Par nos largesses dispendieuses, où la consommation des richesses précède quasiment leur production, nous sommes un pays en plein déclassement (depuis les années 90). Ça ne se voit pas, car ce déclassement avance masqué ( la France vit à crédit), mais une statistique le confirme : le PIB/hab, qui mesure le niveau de vie des habitants d’un pays est environ 20% inférieur à l’Allemagne, c’est bien pire avec entre autres les Pays-Bas ou encore le Danemark. Quant à l’Italie, pour la première fois de son histoire elle nous a devancés en 2025. Croyez-moi, vous pouvez flinguer tous les super-riches de France, ça n’empêchera pas que tout le monde va devoir passer à la caisse, et les associations dans ce sursaut incontournable trinqueront toutes durablement, quelles soient sportives, sociales ou culturelles. Si vous me le permettez, à jouer les cons pendant des décennies, sous la gauche comme sous la droite, arrive le moment où il faut payer l’addition.

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