Dans le cadre du Fonds Départemental d’Art Contemporain (FDAC), cinq œuvres ont été acquises par le département du Loiret. Ce lundi 16 février, l’accrochage de deux œuvres dans ses locaux s’est réalisé en présence des artistes : Jean-Pierre Pelletier Troupet « Du chaos à l’espérance », et Jenny de Hooghe « Et si on retrouvait des couleurs ».

Jean-Pierre Pelletier-Troupet (sur l’escabeau) participe à l’accrochage de son tableau dans le Pavillon Aménagement du département du Loiret. Photo AC Chapuis
Par Anne-Cécile Chapuis.
Laurence Bellais, vice-présidente en charge de la Culture, annonce la couleur : le dispositif ne sera pas reconduit en 2026, restriction des finances oblige. Raison de plus pour souligner la volonté du Département de soutenir la création et les artistes locaux, en faisant l’acquisition de tableaux choisis lors des expositions subventionnées (par exemple les Artistes Orléanais, peintres du Grenier à Sel, salon du Pastel à Saint-Brisson-sur-Loire, ou encore le salon d’Art d’Automne à Bonny-sur-Loire).
Accrochages et rencontres avec deux artistes
Jean-Pierre Pelletier Troupet y tient et le mentionne sur ses cartons qui sont « à ouvrir en présence de l’artiste ». Et pour cause. L’œuvre qui prend place dans le Pavillon Aménagement du Département 45 est fragile. Intitulée « Du chaos à l’espérance », elle se présente comme une « métaphore grinçante : nos dirigeants jouent avec la vie des hommes comme on joue avec des figurines ». Les objets de guerre (soldats, chars, avions, fusils…) sont de réels jouets d’enfants accrochés en bas du tableau sur fond rouge sang, passant par le noir de fumées et corbeaux avant de s’élever vers un ciel de plumes puis d’étoiles. Un message vers « la certitude que, toujours, l’espoir s’élève ».

Gros plan sur le bas du tableau de Jean-Pierre Pelletier Troupet. Photo AC Chapuis
Pour Jenny de Hooghe, dont l’œuvre est installée au troisième étage du pavillon Citoyenneté, dans la salle panoramique de restauration du personnel, le thème de la paix s’intitule « Et si on retrouvait des couleurs ». Elle met en scène « l’esprit des enfants qui arrachent la grisaille », jouant sur les contrastes entre les tags sombres et confus et les dessins d’enfants, joyeux et pleins de rêve. Deux enfants, en trompe-l’œil, presque grandeur nature, déchirent le sombre pour laisser place au lumineux. Entre huile, acrylique et collages, elle a utilisé les dessins de ses petits-enfants pour une évocation au plus proche du réel et de l’imaginaire.

Jenny De Hooghe devant son tableau « Et si on retrouvait des couleurs ». Photo AC Chapuis
Des œuvres offertes au regard du grand public
Ces deux œuvres ont fait partie de la sélection des Artistes Orléanais qui, lors du salon 2025, avaient ouvert la collégiale Saint-Pierre-le-Puellier à l’inspiration d’artistes sur un thème donné (la paix) et un format contraint.
Avec trois autres œuvres (de Lucile Verlaine, Corinne Bohbot et Nathalie Murat) c’est un budget de 13 000€ que le Département du Loiret a consacré cette année au soutien de l’art contemporain. Les œuvres acquises (environ 500 au total à ce jour) peuvent être mises à disposition des collectivités. À voir donc au fil des visites dans les établissements publics, en espérant un retour de ce dispositif lors des jours meilleurs.
Plus d’infos autrement :
Le Salon des Artistes Orléanais : un hymne à la paix