Tous les morts n’ont pas le même poids. Des minutes de silence dans les institutions de la France pour un militant d’ultra droite quelle honte. Un défilé ce samedi qui fait la “une” de tous les journaux quel symbole. Celui d’un pays qui court vers le pire.
Un SDF qui meurt au coin de la rue, tout le monde s’en fout. Un militant anti-nucléaire, anti militariste ou anti bassines qui est tué ou défiguré l’a bien cherché. On ne va pas le plaindre et moins encore honorer son combat et ses convictions argumentées et pacifiques.
Le mensonge, l’aveuglement, la récupération mortifère après la mort d’un “facho” sont terribles. Le déferlement médiatique et politique balaie tout sur son passage y compris la démocratie.
Frederico Aramburu, le rugbyman assassiné
L’un des avocats de la famille de
Federico Aramburu dénonce les hommages à Quentin Deranque : «
Ce bruit assourdissant, en comparaison du silence politique d’il y a quatre ans, est une monstruosité » (publié le 20 février 2026 sur le site de
L’Equipe).
Me Christophe Cariou-Martin, l’un des avocats de la famille du rugbyman Federico Aramburu, assassiné en 2022 par deux militants d’ultradroite, s’est ému ce vendredi des hommages au militant identitaire Quentin Deranque, battu à mort à Lyon le 12 février.
L’un des avocats de la famille de
Federico Aramburu a dénoncé ce vendredi la différence entre les hommages rendus ces derniers jours au militant identitaire Quentin Deranque, battu à mort à Lyon le 12 février, et le silence du gouvernement à l’époque du meurtre de l’ancien rugbyman argentin, tué par balles en 2022 à Paris par deux militants d’ultradroite. (Le procès des deux meurtriers présumés est prévu pour septembre 2026 ndlr)
« Le déballage actuel est à vomir. Ce bruit assourdissant, en comparaison du silence politique d’il y a quatre ans, est une monstruosité violemment assénée aux amis et à la famille de Federico Aramburu, ainsi qu’à toutes les victimes, avant et après lui », dénonce Me Christophe Cariou-Martin.