
Photo Collectif Faux-Amis-Lionel-Pralus
La Phenomena, compagnie entre théâtre, musique et performance fondée par Maëlle Dequiedt, a proposé jeudi 12 et vendredi 13 mars son spectacle-performance The Democracy Project.
À partir de textes de et sur David Graeber, un anthropologue anarchiste new-yorkais largement impliqué dans le mouvement Occupy Wall Street, trois musiciens-acteurs racontent la pensée de Graeber.
Dans un montage digne de l’underground américain des années 1960, en simulant une liberté totale de création et en agrémentant les paroles de quelques sons désarticulés (saxo, contrebasse et voix lyrique) loin d’être de la musique, ils pérorent sur une pensée anticapitaliste qui n’a rien d’innovante. Aucune réflexion profonde, juste une suite d’impressions abstraites et tape-à-l’oeil. La narration de la création du mouvement Occupy, raconté comme s’il était le parfait fruit du hasard, n’a aucun intérêt. Surtout lorsqu’on sait, maintenant, la faillite de cette réaction épidermique qui n’avait pour elle que son nom.
Rien dans le spectacle ne relevait le niveau. Les quelques effets lyriques devenaient ridicules, la frustration montait au fur et à mesure du déroulement. Un grand (et rarissime) loupé de la saison !