Lorsqu’un nouveau-né doit subir une prise de sang ou un acte médical potentiellement pénible, la douleur est une préoccupation pour les parents et les soignants. Les résultats d’un récent travail de recherche sont parus dans la revue scientifique Cochrane. Il a consisté à analyser 29 études impliquant 2764 nourrissons afin d’évaluer l’efficacité du saccharose (sucre) comme antidouleur naturel.
L’étude confirme que l’administration de quelques gouttes d’une solution sucrée sur la langue réduit significativement l’intensité de la douleur pendant et immédiatement après une ponction veineuse.
L’efficacité anti-douleur semble renforcée lorsque le saccharose est associé à une « succion non nutritive » (une tétine). En effet, le mélange du goût sucré et du réflexe de succion offre un apaisement durable après le geste médical agressif et douloureux.
Si l’importance de la succion est à retenir, comparé à l’allaitement maternel, le saccharose montre une supériorité pour calmer la douleur immédiate. En revanche, face au contact « peau à peau » entre la mère et l’enfant, les bénéfices du sucre ne semblent pas supérieurs, soulignant l’importance des méthodes maternelles de réconfort physique.
Il faut retenir que cette méthode sucrée est sans risque. Aucun effet indésirable n’a été rapporté. Bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires pour affiner les dosages, le saccharose s’impose comme une solution simple, sûre et efficace pour adoucir les soins douloureux des tout-petits.