Le public était au rendez-vous ce mercredi 18 mars pour accueillir les 90 enfants qui ont monté « La guerre de quatre n’aura pas lieu », une œuvre de Julien Joubert sous la direction de son frère Clément.

Les acteurs de « La guerre de quatre n’aura pas lieu » au Zénith Orléans le 18 mars. Photo AC Chapuis
Pour la deuxième année consécutive, un projet musical et d’insertion a réuni les forces de cinq associations : l’AJLA (Association des Jeunes du Laos et leurs Amis), l’UPA (Union Pétanque Argonne), La Musique de Léonie (et principalement la Maîtrise de Léonard), l’orchestre l’Inattendu et l’Atelier-Opéra (ex Fabrique Opéra).

De G à D : le compositeur Julien Joubert, la présidente de la Musique de Léonie, le président de l’AJLA, la présidente de l’Atelier-Opéra. Photo AC Chapuis
Partant du principe que l’accès à la culture reste inégal, Opér’Argonne « vise à démocratiser l’accès à la culture, renforcer la mixité sociale, favoriser l’égalité des chances et désacraliser l’opéra en permettant à des enfants éloignés de la culture d’expérimenter une création collective ambitieuse ».
Un pari tenu
Et le pari était tenu comme en témoignent les 90 enfants enthousiastes sur la scène du Zénith, et les quelque 1 500 personnes venues les applaudir.

Une scène finale. Photo AC Chapuis
Pendant plus d’une heure de spectacle, les chants s’enchainent sur fond d’un texte qui parle d’Hélène, Hector, Cassandre, Ulysse, les quatre copains de colo qui se retrouvent pour une pièce de théâtre pleine de péripéties. L’histoire est un peu scabreuse (on est à l’opéra !), la musique de Julien Joubert est belle, parfaitement adaptée aux voix d’enfants, et la mise en scène de Mathilde Clozier donne un air de fête et de plaisir tout en laissant les enfants exprimer leur spontanéité. Clément Joubert mène tout ce petit monde à la baguette, avec des gestes précis, soutenu par un ensemble de chambre issu de l’Inattendu, performant et équilibré avec les voix.
Une démarche ralliant tous les suffrages
Saluons le travail de Corinne Barrère, cheffe de chœur qui a préparé les enfants lors d’un stage aux vacances de février, avec une rencontre manifestement réussie entre la Maîtrise de Léonard et les enfants de l’Argonne. Un vrai challenge pour ce projet ambitieux qui montre que la musique n’a pas de frontières et que l’opéra peut s’affranchir des gens sérieux ou des salles obscures pour toucher tous les publics, quels que soient leur âge ou leurs habitus.
Un spectacle plein d’humour et d’entrain qui force l’admiration, et qui résonne avec la Belle Hélène, la vraie, proposée par l’Atelier Opéra ce week-end.
Pour en savoir plus : www.lafabriqueopera-valdeloire.com
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