Le Sénat avait vidé le projet de loi relative au « droit à l’aide à mourir » voté en première lecture par l’Assemblée nationale. En deuxième lecture, l’Assemblée nationale a approuvé à nouveau le texte initial après quelques modifications pour qu’il soit rediscuté au Sénat.
La deuxième lecture sénatoriale était initialement prévue du 1er au 3 avril 2026 mais les sénateurs ont décidé de reporter le débat à la mi-mai. Ils ont estimé que les délais imposés pour un sujet aussi grave étaient déraisonnables. Les deux sénateurs rapporteurs du texte, Christine Bonfanti-Dossat (LR) et Alain Milon (LR), opposés à la version des députés, ont déclaré que « le Sénat n’est pas une chambre d’enregistrement ».
Dans un communiqué Jonathan Denis, président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD), dénonce que « ce report de presque deux mois constitue un nouvel affront fait aux malades et à leurs familles. » Il appelle le gouvernement à mettre en place « une procédure accélérée pour respecter le calendrier fixé par le président de la République pour une loi définitivement adoptée avant la fin de la session parlementaire. »