Nul ne sait quand Moustache déclenchera les grandes manoeuvres à Châton-sur-Loire.
À Châton-sur-Loire, les résultats des élections sont sans précédent. Si la participation d’un chat au scrutin pouvait relever de la farce, elle a pourtant su séduire les habitants de cette petite commune du Loiret. Élu dès le premier tour, dimanche 15 mars, avec une majorité écrasante – loin devant le candidat RN qui a plafonné à 10,25% des voix – Moustache devient ainsi le premier chat maire en France.
À l’échelle internationale, Moustache n’est cependant pas un cas inédit. En Angleterre, par exemple, Patrick, un poney shetland de 4 ans, avait été élu maire de la petite ville de Cockington à la suite du décès de l’édile en 2019. Mais c’est aux États-Unis que les animaux semblent particulièrement populaires : Bosco, un chien, a été maire de Sunol, en Californie, pendant 13 ans (de 1981 à 1994) ; un chat nommé Sweet Tart endossait cette fonction à Omena, dans le Michigan, en 2018 ; et en 2019, Lincoln, une chèvre, a dirigé Fair Haven, dans le Vermont. L’élection d’un candidat non-humain, qu’il s’agisse d’un animal ou d’un végétal, vise souvent à protester et à tourner en dérision le système politique et reflète les désillusions d’une partie des Français à l’égard des responsables politiques actuels. « Au moins, avec un chat, on est sûr de ne pas se faire entuber (sic). Vu qu’il ne parle pas, il ne ment pas non plus », se justifiait ainsi Félix, habitant de Châton-sur-Loire et soutien de Moustache.