Changement de braquet furieusement vôtre. Afin de rompre avec la monotonie douce engendrée par ses pistes cyclables, la Ville d’Orléans entend donner un coup de jeune à la pratique du deux-roues, et donner libre cours de manière officielle à la mobilité urbaine audacieuse.
Le mois de juillet s’annonce cyclable dans la ville d’Orléans.
Par Jean Guidon.
La première décision du nouveau Conseil municipal est ainsi de dessiner en cœur de ville, du 4 au 26 juillet prochain, à défaut d’accueillir une nouvelle étape du Tour de France 2026, un parcours gratuit de cyclo-cross intitulé « Petite Reine d’Arc ».
Un événement sportif avec cycle poétique
Le circuit, nettement plus ardu que le Vélotour qui n’est toutefois pas remis en question, permettra aux adeptes de vélo-cross d’escalader les escaliers du parvis du centre municipal, de rouler sur les pavés de l’enfer de Loire que sont les quais du Châtelet et du Fort Alleaume, de tenter l’ascension de la rue de Solférino menant à la butte Bourgogne avec pause fraîcheur et cycle de poésie proposés au jardin Hélène Cadou. Il ne restera plus ensuite qu’à filer vers le théâtre d’Orléans puis à remonter vers Place d’Arc en empruntant le parcours d’obstacles constitué par les voitures en stationnement sur les mails.
Léger coup de frein manifesté par l’opposition
Rue de la République, le trottoir de droite, sens nord-sud, sera interdit à la déambulation des piétons et, rue d’Escures, le jardin de l’Hôtel Groslot devrait être modelé de manière éphémère avec dunes de sable, modeste copie du dispositif composé de bosses et montées, virages et descentes déjà implantés au Parc de Loire.
Pour ajouter au charme de cette manifestation, aucune mesure particulière de sécurité en direction des riverains, des automobilistes, des piétons et des usagers ou pilotes de trams, ne sera mise en place afin de conserver l’authenticité libre et sauvage de l’équipée.
Bien évidemment, lors du Conseil municipal, une petite partie de l’opposition, défendant le surplace au feu rouge, a affirmé que la municipalité avait tendance à pousser le dérailleur un peu loin même si elle reconnaissait un certain intérêt à cette mise en valeur des nids de poule.