Vendredi dernier, Roxana Maracineanu, ministre des sports, s’est déplacée à Lamotte-Beuvron dans le cadre de l’Open Generali, dans l’immense parc équestre qui abrite aussi la Fédération. “Lamotte Beuvron autrement” qui défend la préservation de l’eau et de l’environnement explique pourquoi elle n’apprécie pas les grandes épreuves où se rencontrent des milliers de cavaliers et l’environnement qu’ils génèrent.

A l’Open Générali (archives MC).
“Ces derniers jours, les températures se sont affolées et la situation des ressources en eau devient critique un peu partout en France. Des mesures d’urgence sont prises par les services de l’Etat, la police de l’eau veille sur les bords de Loire notamment, mais viendra -t-elle se pencher sur notre cher Beuvron ? Ou ce qu’il en reste …
En effet, à Lamotte-Beuvron, en cette période de championnats, notre cours d’eau (dont le lit a été en partie bétonné dans le parc équestre) faute d’accueillir des castors (origine du nom Beuvron) est souillé par les déjections des nombreux chevaux qui viennent s’y rafraichir après les épreuves. Pas si grave, pensez-vous … Peut-être, au regard de toute cette eau gaspillée en continu pendant tout le mois de juillet parfois juste pour arroser les allées de sable !
Certains se diront que le jeu en vaut bien la chandelle compte tenu des retombées mirobolantes si l’on veut bien croire ceux qui ont le plus d’intérêts à le dire. En réalité des retombées indéniables pour certains commerçants (restaurateurs et supermarchés principalement) et des emplois saisonniers caniculaires et harassants…. Parlons maintenant des retombées pour les citoyens lamottois : un méthaniseur à financer pour faire disparaître les tonnes de crottin générées par ces grands évènements, un trottoir de plusieurs centaines de mètres (alors que d’autres solutions étaient possibles) et même une gendarmerie …. Un fleurissement ciblé sur le passage des cavaliers et arrosé en pleine journée en dépit des mesures de restriction de l’eau, une « cathédrale » qui fait de l’ombre à notre modeste église et pour laquelle les associations lamottoises doivent payer si elles veulent l’utiliser alors que l’on massacre à coté le château historique et emblématique du site.
La liste est encore longue si l’on considère les nuisances engendrées par ces championnats : les déplacements problématiques et aucun plan de circulation à vélo pour faciliter la vie des Lamottois, la pollution : celle des gros 4×4 et camions mais aussi la mise en air de toute la poussière du site, excellente pour notre santé sans aucun doute … Bientôt s’y ajouteront les effluves du méthaniseur.
Alors certes, il y a peut-être quelques intérêts sonnants et trébuchants mais pour qui ? Et quand l’eau tendra à disparaitre – pompée par tous les forages « sauvages » pour des retombées économiques-, quand notre cadre de vie sera complètement détérioré ; ceux qui aujourd’hui sont pieds et poings liés avec une fédération avide de profits, disparaitront vers d’autres élections plus rentables et laisseront les Lamottois bernés faute d’avoir misé sur le bon cheval….”
Lamotte-Beuvron Autrement.