Les conseillers régionaux se sont augmentés de 8,5 % en moyenne, en France!

IMG_1484François Hollande veut baisser de façon substantielle les dotations aux collectivités. 4,5 milliards d’euros sur deux ans. Dans le même temps René Dosières, toujours là pour jeter un pavé dans la mare des gaspillages publics, publie des chiffres accablants: après les élections régionales de 2010: les 1.880 conseillers régionaux français se sont octroyés une augmentation de leurs indemnités de 8,5% en moyenne., entre 2009 et 2011. Chaque année, ces élus indispensables à notre bon fonctionnement démocratiques, coûtent la bagatelle de 58 millions d’euros.

Centre: une augmentation “modeste”

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Hervé Novelli, le patron du groupe UPRC (archive).

En région Centre, les 77 conseillers régionaux coûtent à la collectivité et rien que pour leurs indemnités, 30 482 euros par an chacun. Soit une augmentation “modeste” de 2,5% entre 2009 et 2011. Tout s’explique: on comprend mieux pourquoi les sessions du Conseil régionales comme celle de jeudi, traînent désespérément en longueur. Vingt-six interventions, pas une de moins, sur le Plan de mobilisation pour l’emploi et le développement économique, durant cinq heures que personne n’écoute, tant chacun rabâche les mêmes argumentaires que son président de groupe, avec généralement, un talent oratoire proche du zéro.

En fait, c’est une fois tous les trois mois pour les conseillers régionaux, l’occasion de justifier leurs indemnités. Réflexion d’un fonctionnaire régional sous couvert d’anonymat: “les conseillers régionaux qui bossent vraiment? Une quinzaine pas plus…“. Alors, pourquoi ne pas limiter le temps de parole comme c’est le cas à l’Assemblée nationale? Ce n’est pas dans le règlement intérieur répond l’exécutif. En mal de confidences, lorsqu’il était président de région, Michel Sapin avait expliqué que le plus délicat de son job consistait à “gérer” ses 77 élus qui avaient tous besoin “d’exister”.

Les Présidents de groupe suffisent au débat

IMG_1506Jeudi à Orléans, il aurait suffi d’entendre les patrons de groupe politique, Marie-Madeleine Mialot (PS) dont c’est le job en tant que vice-présidente chargée de l’économie, Hervé Novelli  pour l’UPRC avec sa déclinaison UDI par Philippe Vigier (Eure-et-Loir), les Ecologistes avec Jean Delavergne, le PC avec Jean-Michel Bodin (Indre-et-Loire) et le Front national…Et c’était largement suffisant pour éclairer le débat et les positions des uns et des autres. Une fois passés les “ténors”, seul le Président François Bonneau écoute (ou fait comme si…) l’orateur, le reste de l’assemblée envoie des SMS, lit sa tablette (il faut bien les amortir) ou papote avec son voisin. La démocratie et les apparence sont sauves.

Ch.B

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 +18% en Bretagne

La région Centre n’est pas parmi celles qui ont augmenté le plus leurs représentants.  Trois régions seulement ont diminué les indemnités, Corse, Champagne-Ardennes et Rhône-Alpes. Les six régions qui augmentent dans les proportions les plus élevées, toujours entre 2009 et 2011, sont Languedoc-Roussillon, et Lorraine +5%, Poitou-Charentes +7%, Martinique +9%, Aquitaine + 18% et Bretagne + 19%.  Ces deux dernières ont changé de catégorie, au dessus de 3 millions d’habitants d’où la réé valuation, mais qui n’avait rien d’automatique ni d’obligatoire.

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 Marie-Madeleine Mialot, la “Christiane Taubira de la région Centre”

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François Bonneau, le président PS de la Région Centre et Jean Delavergne (EELV).

Trois chiffres pour mesurer ce plan de mobilisation économique: 500 millions d’euros pour le développement économique, 290 millions investis dans les travaux et 20 millions pour les mesures nouvelles de soutien et à la formation. Au total, une vingtaine de mesures et de l’argent insufflé dans tous les secteurs, y compris dans les emplois d’avenir et pour accompagner les actions du gouvernement. En préambule, François Bonneau (PS) avait rappelé que “75% des aides économiques accordées en région sont le fait du Conseil régional”  (à quand la clarification des compétences?) et souligné combien ce plan vient en appui des mesures du gouvernement (dialogue social, Banque publique d’investissement…).

“Ce sont des mesures déjà budgétées pour 2013, on n’est pas totalement dans la nouveauté” a estimé Hervé Novelli (UMP) qui reproche à ce plan de n’être pas assez “ambitieux” au regard des difficultés. “On nous propose des mesurettes”  dira pour sa part Charles-Eric Lemaignen (UMP).

Marie-Madeleine Miaslot, avec Michel Sapin (archive).

Marie-Madeleine Mialot, avec Michel Sapin (archive).

Au final, l’UMP et le FN se sont abstenus et Marie-Madeleine Mialot a réussi l’exploit de se faire applaudir dans se conclusions par la gauche et par la droite. La vice-présidente qui a défendu aussi le schéma régional de développement économique et le fameux plan pour l’identification alimentaire “C du Centre”, a fait figure jeudi, de Christiane Taubira de la Région Centre…

Publié le 13 février 2013

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