Se rendre sur la presqu’ile guérandaise, ce n’est pas seulement s’arrêter dans ses cités balnéaires (La Baule, Le Croisic), mais aussi profiter de l’occasion pour visiter les alentours, que ce soit les communes proches ou l’arrière-pays. Ainsi, pourquoi ne pas se rendre à Piriac-sur-Mer, faire halte sur son port et ses rues commerçantes, qui ont gardé tout leur charme, puis à La Turballe.

Piriac-sur-Mer, commune de 2000 habitants recevant chaque été 40 000 personnes, s’apprécie pour son port et ses rues du centre-ville qui lui confèrent son image authentique, magnifiée par Zola et Daudet. Première Petite cité de caractère labelisée en Loire-Atlantique, on y aimera la balade sur le chemin des douaniers, ou l’ile Dumet, toujours occupé par son fort.
A la Turballe, tout en profitant d’une superbe vue sur Le Croisic, on notera que c’est le premier port de pêche et de plaisance du département, riche ainsi en restaurant face à la mer, ou dans les petites rues ombragées et typiques de la ville à l’architecture authentique. Et on pourra même visiter des expositions sur le port, dans l’ancienne criée. De là, on trouvera facilement

Le port de Piriac sur Mer
la direction de Guérande, ville d’art et d’histoire, et pas seulement capitale des célèbres marais salants. Puis, traversant ceux-ci vers le sud, on fera halte à Batz-sur-Mer pour visiter, avant d’aller à La Baule, et on pourra même revenir le lendemain pour s’arrêter à la sortie de Guérande, sur le site Terre de sel.
Guérande – En 2004, l’attribution du label Ville d’art et d’histoire attribué à Guérande a confirmé la dynamique de la ville en matière de protection et valorisation du patrimoine. Avec ce label, Guérande appartient désormais à un réseau de 150 Villes et Pays d’art et d’histoire… comme Nantes, Rennes, Marseille ou Nancy, engagées dans une même politique de qualité. Cité des ducs de Bretagne, Guérande domine les marais salants, et s’ouvre également vers les marais du Parc naturel régional de Brière. Cette ville médiévale fortifiée, aux architectures préservées, a su séduire d’illustres écrivains, tels Flaubert et surtout Balzac. Commencée au XIVe siècle, l’enceinte dans son aspect actuel s’étend sur 1 300 m. Elle est percée de quatre portes aux 4 points cardinaux. En 1848, une ouverture supplémentaire fut ouverte au sud-ouest des courtines. Les remparts sont classés au titre des monuments historiques depuis 1877. Ses remparts, flanqués de 6 tours et 4 portes, font qu’elle est aussi surnommée parfois la Carcassonne de l’Ouest.

Batz-sur-Mer : le musée
Les marais salants – Quand on parle de « L’or blanc de Guérande », on fait aussitôt référence à son sel, connu dans le monde entier. Dès la sortie de la ville, en allant vers le sud, on traverse les marais. Labellisés “Site remarquable du Goût”, les 2 000 hectares de marais salants sont alimentés par les traicts du Croisic et de Mesquer. Protégés pour leur patrimoine écologique, les marais se découvrent notamment avec 3 structures que sont Terre de Sel, la Maison des Paludiers, à Guérande et le Musée des Marais Salants de Batz-sur-Mer. De même, des paludiers indépendants ou associations vous proposent de nombreuses prestations. Et, au départ de La Turballe, vous pourrez emprunter le petit train pour les visiter. Partant de Piriac, vous découvrirez que ces marais sont répartis en deux zones : les marais salants de Guérande, autour du Traict du Croisic, de 1 650 hectares, sur les communes de Batz-sur-Mer, Guérande et La Turballe ; et les marais salants du Mès, au-delà du coteau guérandais, qui couvrent 350 hectares sur les communes de Mesquer-Quimiac, Saint-Molf et Assérac. Cette zone est alimentée en eau par le Traict de Mesquer.

La Turballe : l’ancienne cr
La Baule, etc. – Après un arrêt à Batz-sur-Mer, par exemple pour visiter le musée, la destination principale sera sans conteste La Baule, là où il y a la gare de desserte du secteur. La Baule est une station balnéaire mythique, développée à partir de 1835. On y appréciera lez Parc des dryades, au sud-est de la forêt d’Escoublac, riche de 300arbres et 20 000plantes sur ses 25000m2. Il a été inauguré en 1923, en même temps que la plage. Son amphithéâtre a été rénové en 2006. La forêt d’Escoublac est remarquable aussi par la présence de la deuxième dune la plus haute de France, après celle du Pyla, au sud d’Arcachon. En suivant la pointe, on ira au Pouliguen, à Batz-sur-Mer et surtout au Croisic, pour son port et ses maisons typiques sur le littoral.
Jean-Luc Bouland