Orléans ne mettra pas en œuvre à la prochaine rentrée scolaire, la réforme des rythmes scolaires voulue par Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale.
La ville a décidé de demander une dérogation pour instaurer la semaine de 4,5 jours en septembre 2014. “La ville a voté son budget 2013 en décembre et la dotation prévue par l’Etat de 50€ par enfant ne couvrira en aucun cas les mesures à prendre pour mettre en place une nouvelle organisation (pour 9.000 enfants cela revient à 450.000€)” expliquait entre autre le maire voici quinze jours dans un mail. Le maire d’Orléans invoque le coût du passage à 5 jours de classe et …l’absence de concertation de la part de l’Etat. Or, répond l’élu centriste Tahar Ben Chaabane, « la ville a pris sa décision sans débat avec la représentation municipale et sans concertation. La position de la ville nous a été notifiée par courriel le 1er février avant un débat, sans vote, au conseil municipal du …….15 février dernier qui a duré plus de 2 heures durant lesquelles la majorité municipale a avancé des raisons financières et de recrutement d’animateurs pour justifier le report”.
Pour Tahar Ben Chaabane, « l’éducation n’est pas une priorité de la ville d’Orléans, car il s’agit simplement de revenir à la situation d’il y a 5 ans. De plus, je rappelle que dans les comparaisons internationales, l’écolier français détient un double record, celui de la journée de cours la plus chargée et de l’année scolaire la plus courte (180 jours)”.
L’exception française selon les chronobiologistes

Tahar Ben Chaabane
De l’avis des chronobiologistes, cette concentration d’heures de cours nuit aux apprentissages. Cette « exception française » est régulièrement dénoncée dans les rapports de l’ inspection générale de l’Education nationale. Quand au volet budgétaire poursuit l’élu centriste, “je peux admettre les réticences d’une petite commune, mais pas celle d’une capitale régionale qui veut ériger une Aréna de 100 millions d’euros”. Le maire d’Orléans préfère les investissements « visibles » à la réussite scolaire de nos enfants. J’entends le dire aux orléanais » ajoute Tahar Ben Chaabane.
Ces arguments n’ont visiblement pas convaincu le maire d’Orléans qui demandera une dérogation pour la rentrée 2014.