La formation orléanaise a donné, vendredi, le premier de ses trois concerts au Théâtre dOrléans. Emotion avec le violoncelliste Raphael Wallfisch.
Haute inspiration. Placé sous la précieuse direction de Jean-Jacques Kantorow, lOrchestre symphonique dOrléans donne avec grâce, en ce vendredi saint, le premier de ses trois concerts du week-end pascal. Dans le cadre du cycle de cette saison intitulée « Le Diable et le Bon Dieu », place à lOuverture de Don Juan, de Mozart, à laquelle succède « The Protecting veil » (« Le voile de la vierge »), uvre de John Tavener composée en 1988 et ici donnée avec le violoncelliste Raphael Wallfich.
Voici un ostinato dune étourdissante et violente intensité. Une incantation minimaliste sans fin. Un souffle où sétreignent les élans des cordes et le chant dun violoncelle dont lâme est émouvante. Belle seconde partie de concert avec la Symphonie n°5 de Mendelssohn dite « Réformation », une pièce emplie de tourment et dallégresse éthérée. On y aimera limpeccable et sonore précision des cuivres (cors et trompettes). Quant à la petite harmonie : un choral de toute finesse où la flûte, fluide et boisée, chante à merveille.
Jean-Dominique Burtin.
Prochains concerts: samedi 30 mars à 20 h 30, dimanche 31 mars à 16 heures, salle Pierre-Aimé Touchard, Théâtre dOrléans.