
Mme Ben Zyaten accueillie par la consule d’Orléans, Chafika El Habti.
A quelques jours de la visite de François Hollande au Maroc, la consule générale à Orléans, Mme Chafika El Habti et le ministère chargé des Marocains à l’étranger, avait invité samedi des élus, des acteurs de l’immigration, à parler de la femme et de sa double culture lorsqu’elle vit en France. Comme l’a qualifié l’animateur des débats, Mme El Habti est une “nouvelle race de consule qui essaye de sortir de la paperasse” pour parler et débattre des vrais sujets.
Très médiatisée depuis le drame de Toulouse”, Latifa, la mère de l’adjudant Imad Ben Zyaten, première victime de Mehra lors de sa chevauchée meurtrière, est venue témoigner. “C’est un grand honneur pour moi d’être invitée” a t-elle simplement déclaré à son arrivée au musée des Beaux-arts qui abritait cette conférence-débat. On regrettera néanmoins que, comme dans les “débats franco-français”, l’entame soit constitué de “cours magistraux” soporifiques.
Pour la consule, “des progrès importants ont été faits au Maroc sur la condition de la femme, depuis le code de la famille, plus qu’en France” (pour la femme marocaine s’entend) parce que celle-ci vit sa double culture comme un handicap, elle est alors tentée par un repli sur soi et sur les traditions”.
Plus tard, sur “les femmes en politique” et sur ” l’entreprenariat au féminin”, des députées marocaines ont pris part aux échanges et la soirée, après un buffet relevé de la “magicienne de l’art culinaire marocain” Fatéma Hal” (Le Mansouria dans le 11 ème à Paris), a été animée par lexcellent ensemble Albayacin.