
Les musées, c’est mieux la nuit? Allez savoir…En tous cas, ceux d’Orléans ont connu un vrai gros succès entre samedi et dimanche à l’occasion de la nuit européenne des musées.
Le temps exécrable qui a noirci le tableau de ce week-end de Pentecôte a sans doute accroché un peu plus les candidats à une nuit culturelle originale.
Il faut dire que dans les trois musées principaux d’Orléans, la visite était pimentée par des “performances”. Au musée des Beaux-arts tandis qu’à l’entrée des grappes de jeunes gens jouaient les pantins désarticulés et talentueux au son du hip hop, plusieurs centaines de candidats se sont pressés à 21h à la découverte du Romero’s trip, Laurent Chanel agitait trois tubes lumineux de lumière se déplaçant au son d’une musique de feuilleton US. Son corps laissait au sol la trace laiteuse de son passage, comme une traîné de vie.
Au coeur de la salle aux statues de marbre, Charlotte Wallet, a joué la statue de vie elle aussi, dans son collant chair. Dans une autre salle, Sabrina Issa a fait monter la sève des plantes, celle qui à chaque printemps se réveille aussi en chacun de nous.
Nuit magique
Une nuit magique qui a du régaler également des beaux tableaux qui parfois s’ennuient comme des taureaux le dimanche, lorsqu’il s’agit de vieillir pour nous.

Paris 1 900 au Musée Charles Peguy.
Plus tôt dans la soirée, deux danseuses caciennes se sont mises en tête de marier leurs ballets fous de grâce de danseuses contemporaines aux “années folles” de l’Exposition universelle de 1 900 et dans la salle, moins ludique, consacrée à Charles Peguy. Avec talents et conviction.
Cartes postales, gravures, maquettes, photographies et films en noir et blanc, il faut voir et revoir cette exposition qui voit naître le Grand palais et et s’installer éphémères les pavillons du monde entier en un délire architectural. A ne pas rater le beau plan de Paris avec la localisation des pavillons qui trône au milieu des journaux de l’époque. (Musée Charles Péguy jusqu’au 5 octobre 2013).

Au musée des sciences naturelles, l’exposition sur les mammouths était au diapason de la météo. Hormis l’exception constituée par la serre tropicale, le musée est placé sous le signe d’un froid des steppes et de la taïga, nécessaire en théorie à la conservation des impressionnants squelettes de mammouths. Beaucoup de passage là encore, d’Orléanais de l’aire glaciale venus rendre visite à leur lointains ancêtres de l’ère glaciaire.
Ch.B