Sacco et Vanzetti : La chaise électrique, pour deux hommes héroïques…

Festival d’Avignon, mise en scène François Boursier

C’est après le succès d’Avignon 2009, et un triomphe parisien que « Sacco et Vanzetti » revient se jouer cette saison.

Il est 12h 25 quand le théâtre des Béliers ferme ses portes et plonge un public attentif dans les méandres politiques et tragiques de cette histoire de chaise électrique.

Nous sommes aux Etats Unis, dans les années 20, période où la prospérité est très mal répartie ; les prix chutent dans l’agriculture et le secteur de l’industrie fleurit. Nicolas Sacco et Bartholomeo Vanzetti, cordonnier et vendeur de poisson, se retrouvent victime d’une controverse judiciaire.

Lorsque la pièce commence, nous sommes en 1927. Le 23 août, à la prison de Cherry Hill.

C’est avec tendresse et mélancolie que nous nous oublions dans un univers sobre et subtile ; alliant une scénographie épurée qui nous advient comme délicate, si ce n’est délicieuse, et une mise en scène légère, très écrite, fine et chaleureuse.

Il y a là, un furieux mélange d’absurde, de sensibilité et de cruauté, merveilleusement interprété par des comédiens généreux et complices. Jouant autant pour mille, que pour un ou dix… Pour ainsi dire : une belle histoire contre l’injustice, l’intolérance et la discrimination que Jean Marc Castella et Jacques Dau, un superbe duo, porte à bout de bras, avec brio.

En ressort une belle modestie et beaucoup de nostalgie. Cette histoire noire voit ici le jour avec brillance et élégance.

En conséquence, un beau travail, très intelligible et non pompeux, très juste, toujours borderline. Toujours sur la corde sensible de l’âme. Un travail nous éveillant l’esprit, nous sollicitant les nerfs, nous gagnant le cœur, et ceux jusqu’au noir final.

Rien ici n’est banal.

Tout prend profondeur. Tout prend force et valeur.

Le temps n’est plus le temps. Et pourtant… quand vient le moment de l’électrocution, il nous parait terriblement long. La conscience reprend le dessus sur l’émotion.

Oscillant entre la révolte, la peur, le rire et les larmes, ce fabuleux et troublant spectacle nous désarme…

Ana Elle

Retrouver Monsieur Max Production, et l’histoire de « Sacco et Vanzetti » au théâtre des Béliers tout les jours du 8 au 31 juillet, à 12h 25.

Réservation au : 04 90 82 21 07

Tarif : 17 Euros

Tarif Off : 14 Euros

Commentaires

Toutes les réactions sous forme de commentaires sont soumises à validation de la rédaction de Magcentre avant leur publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009, les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à l'adresse redaction@magcentre.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la suppression des dits contenus.

Centre-Val de Loire
  • Aujourd'hui
    • matin 19°C
    • après midi 29°C
  • jeudi
    • matin 16°C
    • après midi 26°C
Copyright © MagCentre 2012-2026