Avenir de Brandt, budget 2026 tendu, adaptation aux changements climatiques, les élus régionaux qui se réunissent ce jeudi 12 février dégainent leurs réponses.
Les gros dossiers s’accumulent pour le conseil régional en ce début d’année 2026. ©Magcentre
Par Jean-Jacques Talpin.
Il y a quelques semaines, les élus régionaux, bien avant d’autres collectivités, votaient leur budget primitif 2026 malgré un grand flou engendré par l’absence de budget de l’État. « Et nous avons bien eu raison de le faire, se réjouit le président du conseil régional, car nous avons ainsi pu honorer des engagements financiers vis-à-vis de nos partenaires dès le début janvier ». Les élus qui se réunissent ce jeudi 12 février à Orléans pourraient avoir une vue plus claire de la situation. « Mais il n’en est rien, se désespère François Bonneau, car les arbitrages ministériels et de l’État ne sont pas faits ».
« On ne pourra pas tout faire »
Une certitude pourtant : la Région va passer à la caisse… en perdant sans doute autour de 50 millions de recettes espérées. Un manque qui affectera d’abord les moyens pour la formation professionnelle (moins 25 M€) même si les crédits régionaux seront maintenus à leur niveau 2025 et l’apprentissage (moins 8 M€). Des coupes qui pourraient aussi impacter le dossier Brandt. En charge de la formation professionnelle, le président s’était engagé à soutenir le reclassement et la formation des salariés licenciés. « Mais nous ne pourrons pas tout faire, regrette-t-il. Même si nous maintiendrons notre effort pour la VAE (validation des acquis de l’expérience) ».
Brandt : la Région « ne prendra pas de risques ! »
Le président sera aussi amené à éclaircir ce jeudi les hypothèses de reprise de Brandt. Face à l’activisme un peu débridé du maire d’Orléans, M. Bonneau joue la prudence : « Je n’écarte rien, prévient-il, mais je gère de l’argent public et je ne veux pas faire prendre des risques inconsidérés à ma collectivité ». Une prudence vis-à-vis des 36 dossiers de reprise déposés et du refus de l’État de s’engager pour la reprise du site de Saint-Jean-de-la-Ruelle-Orléans par Métavisio-Thomson au sein de la société New Brandt.
Autre gros dossier pour les élus régionaux : l’adaptation aux changements et au réchauffement climatique. Il est désormais acquis que le réchauffement ne pourra être stoppé radicalement. La Région qui est notamment cheffe de file en matière d’air, d’énergie, de climat et de biodiversité doit donc anticiper les effets de ce réchauffement.
Un nom pour les habitants
Une stratégie régionale sera ainsi définie pour anticiper, préparer et adapter la région à ces grandes mutations.
En guise d’amuse-bouche, les élus prendront connaissance de la procédure engagée afin de définir un gentilé, un nom pour les habitants de la région. Comité de parrainage, experts, appel à contributions et vote des habitants entre le 18 et 31 mai détermineront le choix final le 26 juin 2026. Un gentilé qui doit renforcer l’identité régionale et surtout une fierté commune.
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