Serge Grouard, un mandat pour rien côté vélo ?

À l’approche des municipales à Orléans, le bilan du maire sortant Serge Grouard cristallise les critiques. Un billet publié le 15 février 2026 sur le blog « Jeanne à vélo » rappelle, dans un réquisitoire sévère des années 2020-2026, l’écart entre les engagements de campagne et les réalisations concrètes, notamment en matière de mobilités douces.

Si la piste cyclable du pont George-V, héritée de la précédente mandature, est aujourd’hui mise en avant dans la communication municipale, avec 1,2 million de passages recensés en 2024, le billet dénonce l’absence d’un véritable réseau structuré, continu et sécurisé, pourtant promis en 2020.

Au-delà des aménagements, c’est une vision politique qui est mise en cause. Derrière les discours consensuels sur la « mixité des usages », la critique dénonce la poursuite d’un modèle encore largement tourné vers la voiture, sans réelle transformation des mobilités ni de l’espace public. À l’heure de la transition écologique, le débat pose clairement la question d’un changement de cap pour Orléans.

Commentaires

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  1. Raz le bol des vélos qui arrivent à contre sens, envahissent les trottoirs. Tout le monde ne peut circuler à vélo ou en transport en commun.
    Suppression des places de stationnement, stationnement payant…

  2. Il faut du courage pour initier une politique de développement des circulations douces parce qu’on doit, avant que celle-ci produise ses effets et transforme la ville pour la rendre plus humaine, plus heureuse à vivre, affronter la colère des automobilistes qui ont besoin de leur véhicule pour aller chercher leur baguette de pain chez le boulanger, associée à celle des petits commerçants. On l’a vu à Paris quand la mairie à fermé les voies sur berge, même si aujourd’hui les déplacements à vélo sont plus nombreux que les déplacements en voiture et que la qualité de l’air s’est considérablement améliorée. Même problématique à Tours où la politique cyclable est un enjeu majeur de la campagne électorale. Enfin on l’a vu aussi à Orléans quand la mairie a envisagé d’aménager une voie cyclable sur l’avenue Dauphine et y a renoncé après deux réunions publiques. Pour autant, les encombrements du samedi après-midi, où les voitures sont à l’arrêt sur le pont royal et tournent au ralenti pour chercher un stationnement, génèrent une situation absurde. Mais venir en ville à vélo demeure vraiment anxiogène au cœur de ce maelström. Pour résoudre un tel dilemme on touche aux limites de la démocratie participative et le courage devient une incontournable obligation.

  3. Pour inciter les gens à prendre leur vélo, il faut sécuriser les parcours, et en finir avec les gymkhanas des parcours cyclables. Mais c’est au niveau de la Métropole que la politique et les travaux doivent être menés.

  4. Quand on commence à parler vélos dans une campagne électorale c’est que ça ne tourne pas rond! Vous avez du souci à vous faire!

  5. Si les travaux sont menés par la métropole (le président est le maire d’Orléans). Ce sont les maires qui décident si les travaux auront lieu et surtout la nature des travaux.
    L’exemple de l av dauphine est parfait.
    En première réunion de présentation du projet le maire d’Orléans accompagné des élus métropolitains avaient expliqué la nécessité de faire un aménagement cyclable. Vu la réaction de certain riverains et commerçants le maire d Orléans a abandonné le projet.

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