Une étude d’envergure, publiée en ce début février 2026 dans le JAMA, apporte un éclairage nouveau sur le lien entre caféine et santé cognitive après le suivi de 131 821 individus pendant plus de 40 ans. Ses conclusions sont claires : une consommation régulière de café caféiné ou de thé est associée à une réduction significative du risque de démence.
L’étude révèle que les plus gros consommateurs de café caféiné présentent un risque de démence réduit de 18 % par rapport aux non-consommateurs. Cet effet protecteur est absent avec le café décaféiné et suggère que la caféine est le principal agent neuroprotecteur. Elle agirait en limitant l’accumulation de plaques amyloïdes dans le cerveau, caractéristiques de la maladie d’Alzheimer.
Les chercheurs soulignent une relation « non linéaire » : il ne sert donc à rien de boire du café à l’excès. Les bénéfices optimaux sont observés pour une consommation de 2 à 3 tasses de café ou 1 à 2 tasses de thé par jour. Au-delà, aucun avantage supplémentaire n’est constaté, les effets pouvant même être contrebalancés par une dégradation de la qualité du sommeil ou une hausse de l’anxiété.
Les résultats de l’étude sont particulièrement robustes car ils s’appliquent indépendamment de la prédisposition génétique comme le gène APOE4. Outre la prévention de la démence, la caféine améliore la sensibilité à l’insuline et réduit la neuro-inflammation, offrant un bouclier global contre le déclin cognitif.
Ainsi une consommation modérée quotidienne de café ou de thé est une bonne stratégie préventive pour préserver son capital cerveau sur le long terme.