La musique baroque était à l’honneur ce samedi 14 mars, avec Patrick Cohen-Akénine, violon, et Catherine Ferro, traverso, dans un programme tout en finesse et jubilation consacré à Telemann et Carl Philip Emmanuel Bach. Un régal pour l’auditoire fidèle et enthousiaste.

Patrick Cohen-Akénine et Catherine Ferro en concert au Temple le 14 mars 2026. Photo AC Chapuis
Par Anne-Cécile Chapuis.
L’AOT (association les Amis de l’Orgue et du Temple), créée en 1992, poursuit une politique d’ouverture culturelle et organise régulièrement des concerts en fin de soirée dans le cadre intimiste et résonnant du Temple d’Orléans. Ces moments prennent l’allure de rendez-vous où la qualité est de mise. Ce fut le cas ce samedi, avec deux grands noms de la musique baroque allemande qui ont marqué leur époque par leur créativité et leur originalité : Georg Philipp Telemann et Carl Philip Emmanuel Bach, le second fils.
Un concert tout en nuances et convivialité
Catherine Ferro et Patrick Cohen-Akénine savent créer l’atmosphère. Par leur présence, leur simplicité et leur talent, ils donnent de suite un esprit de rencontre. On se sent accueilli, mis à l’aise et d’emblée prêts à recevoir les « fantaisies » que les compositeurs allemands ont développé au cours de leur carrière. Avec quelques explications, leur musique est de suite accessible, et devient familière. Ne reste plus qu’à se laisser emporter et bercer par cette musique pleine d’expressivité et de nuances.

Quelques explications donnent des clés de lecture et créent la connivence avec le public. Photo AC Chapuis
Le talent, tout simplement
Les deux interprètes maitrisent parfaitement leur instrument où chaque note est soignée, avec une sonorité propre à chacun qui s’harmonise parfaitement à deux. Ils utilisent l’acoustique du lieu, en commençant par un duo en stéréo de la scène à la tribune. Les contrastes sont mis en évidence et Catherine Ferro n’hésite à accompagner une danse de quelques pas dans l’édifice pour terminer en écho du violon qui « entre dans la danse » pour un morceau du plus bel effet.
Le temps est comme suspendu, tout parait simple, presque magique comme ces finales en arpège qui n’en finissent pas de résonner dans le Temple, dans les oreilles et dans le cœur.
Un moment qui réchauffe, qui apaise, et qui annonce le Festival Rumeurs baroques prévu à Orléans du 3 au 9 avril
Pour en savoir plus :
www.orleansbachfestival.fr
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