La Belle Hélène, immersion dans les coulisses du spectacle au Zénith d’Orléans

Zénith d’Orléans, dimanche 22 mars, 14h30. Tout va bien. L’accès aux coulisses s’ouvre comme un sésame, et nous voici non pas dans le ventre d’un restaurant quatre étoiles, mais bien dans la partie « backstage » du spectacle à venir.
 

Espace costumes côté cour – Par Valérie Thévenot


Par Valérie Thévenot.


Mais avant, nous longeons à l’arrière du Zénith un alignement de tentes blanches. Chacune d’elles a une fonction. L’une accueille la partie maquillage et coiffure pour l’ensemble des choristes, une seconde est l’espace des costumières et donc la zone d’habillage, une autre accueille un studio photo, et enfin il y a l’espace détente où les artistes peuvent se restaurer. De toute évidence, tout le monde s’active. Des choristes maquillés et costumés sortent d’une tente puis s’engouffrent dans une autre, sans hâte. Une heure avant le spectacle on pourrait imaginer que tout le monde s’agite, court dans tous les sens, et en fait non. Chacun connaît sa partition, les choses se font dans un calme olympien. Et surtout, ce qui est très marquant et très agréable à voir, tout se fait dans la bonne humeur.

De la lumière à la pénombre

Il est temps d’emprunter l’entrée des artistes. Et c’est un passage direct de la lumière vive et ensoleillée de l’extérieur vers une zone où la pénombre règne. Nous voici dans les coulisses de l’opéra-bouffe La Belle Hélène. De grands rideaux noirs pendent de chaque côté de la scène, côté cour comme côté jardin. Ils préservent ainsi les spectateurs de la « salle des machines » mais pas seulement. Aucune lumière même discrète des coulisses ne doit parasiter la scénographie et l’éclairage du spectacle, et les spectateurs. Et bien sûr, il est important de masquer les mouvements des machinistes et artistes qui ne cesseront de s’activer à l’arrière durant toute la représentation. À cela s’ajoutent des murs peints en noir afin d’absorber toute lumière et conserver la pénombre des lieux.
 

Une effervescence bienheureuse

Une fois habitué à cette semi-obscurité, ponctuée de temps en temps par des ampoules de couleur rouge, des silhouettes se dessinent à contre-jour, puis passent dans un rai de lumière. Elles suivent des chemins invisibles, puis sortent du champ de vision. Jusqu’à ce que des petits groupes se forment, puis se défont après avoir échangé quelques paroles. Les techniciens installés à leur poste vérifient une dernière fois leurs réglages, pendant qu’un va-et-vient commence à se faire depuis les tentes de maquillage. Choristes et chanteurs solistes se préparent dans une ambiance plutôt calme. Nous croisons Clément Joubert, le chef d’orchestre qui vient de faire un passage par le studio photo, et également la soliste Kate Combault, alias Hélène. Nous sommes côté jardin, là où trois coursives s’étagent sur toute la hauteur du mur latéral. Une disposition qui n’est pas sans rappeler les coursives d’un paquebot vu de profil…« mais dans quelle galère me suis-je embarquée ? » Une belle galère de toute évidence ! Des coursives s’échappe le son de vocalises. Personne en vue, mais les notes harmonieuses entendues dévoilent l’emplacement des loges des chanteurs solistes.
 

À l’opposé, côté cour, même ambiance feutrée de noir, mais cette fois-ci, depuis l’étage ouvert vers l’arrière de la scène, ce sont les notes d’instruments à vent qui parviennent à nos oreilles. Des instruments qui nécessitent d’être « chauffés » avant le concert. C’est le coin des musiciens où chacun pourra se préparer avant de prendre place dans l’orchestre. En contre-bas, deux techniciens du son ont préparé les micros des solistes qu’ils auront à installer après la séance de maquillage et le passage chez la costumière. Chaque micro a son propre réglage et porte le nom du personnage à qui il est destiné, Agamemnon, Ménélas, Pâris… Tiens d’ailleurs le soliste Xavier Flabat, alias Pâris, arrive pour se faire équiper.

Encore quelques minutes avant le début du spectacle, dans les coulisses le calme règne toujours, chacun prépare son entrée en scène. Mais il est déjà temps de rejoindre la salle. Et que le spectacle commence !
 

Séance photo du chœur féminin avec le metteur en scène Jean-Michel Fournereau – Par Valérie Thévenot


Plus d’infos autrement :

La Belle Hélène au zénith d’Orléans : un triomphe de musique, d’images et d’humour

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