Sous le coup de deux plaintes pour agressions sexuelles et viols, le maire de Saint-Aignan-sur-Cher, Éric Carnat, qui souhaite devenir président du Syndicat intercommunal de distribution d’énergie du Loir-et-Cher (SIDELC), est dans le viseur de la Coordination féministe de Loir-et-Cher (CGT 41, Collectif des Droits des Femmes 41, FSU 41, NousToutes 41, Planning familial 41, Solidaires 41).
« Alors que des milliers de personnes se sont réunies lundi 8 juin, partout en France suite au meurtre de Lyhanna, pour dénoncer la silenciation des femmes et enfants victimes de Violences Sexistes et Sexuelles, cette candidature est une provocation et une véritable honte ! » écrivent les organisations du collectif dans un communiqué rendu public.
Dans ce document, la coordination apporte son soutien aux deux femmes qui auraient été victimes d’agressions sexuelles, de viols, de harcèlement moral et sexuel et qui attendent réparation depuis des années. Elle dénonce aussi le fait « que plutôt que de choisir de soutenir les victimes, le conseil municipal de Saint-Aignan-sur-Cher ait choisi d’accorder la protection fonctionnelle à Éric Carnat, qui a ainsi bénéficié de 134 702 euros, déboursés par la commune, pour financer ses frais de défense ».
« Ne laissons plus le système patriarcal enterrer les affaires de Violences Sexistes et Sexuelles et inverser la culpabilisation. Réaffirmons partout que les victimes seront crues et soutenues. Revendiquons la présomption de sincérité pour toutes les victimes », conclut le texte. Présumé innocent, Éric Carnat a été mis en examen en 2023 ; il nie fermement ces accusations et évoque un complot politique.
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