Un ancien ministre et un président de Conseil départemental appelés à témoigner dans une affaire qui s’est passée alors qu’ils n’étaient pas nés, c’est une singularité de plus du procès Mis et Thiennot. Quatre-vingts ans ont (presque) passé et c’est le 11 juin prochain que l’on connaîtra le dénouement de cette affaire. Bien plus que les faits, que l’on ne pourra guère examiner à la lumière d’un dossier dont la majeure partie des pièces a été écartée – les aveux des accusés ayant été obtenus sous la contrainte physique – c’est l’émotion d’une région face à un aveuglement judiciaire, dont viendront témoigner les deux élus en audience publique de la Cour de cassation, expliquant pourquoi autant d’élus de l’Indre et du Cher ont décidé de donner à un espace de leur territoire (rues, places, squares…) à Raymond Mis et Gabriel Thiennot.
On connaîtra un peu plus tard la décision des treize magistrats de la Cour de cassation, mais le 11 juin 2026 risque de devenir une date historique en Berry.
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