Après la défaite du Maroc face à l’équipe de France le 9 juillet dernier à Boston (0-2), les Marocains et Franco-marocains sont beaux joueurs. Ils admettent la supériorité des Bleus mais sont fiers du parcours des Lions de l’Atlas.
Avec 800 000 ressortissants marocains en France et 700 000 binationaux, les liens entre le Maroc et la France sont très importants et souvent fraternels. Le match de quart de finale de la Coupe du monde revêtait donc une dimension particulière. Une sorte de derby d’autant plus singulier que sept joueurs marocains présents sur la pelouse de Foxborough ont grandi ou ont été formés en France avant de choisir de défendre les couleurs du royaume chérifien. À l’image du jeune Ayyoub Bouaddi pur produit du centre de formation du LOSC.
Ils étaient des dizaines de milliers à suivre le match comme Hakim, franco-marocain né en France. « Difficile de choisir entre le Maroc et la France. C’est un peu comme choisir entre son père et sa mère. La France (ma mère) m’a nourri et éduqué, le Maroc (mon père) m’a transmis des valeurs fortes comme le travail, la générosité, la franchise », convenait cet ancien restaurateur.
Comme Hakim, beaucoup de Franco-Marocains espéraient qu’après son solide parcours jusqu’aux quarts de finale avec notamment une victoire face aux Pays-Bas (1-1 puis 3 tab à 2), l’équipe marocaine pourrait renouveler cet exploit face à la France et jouerait crânement sa chance.
Hélas, le scénario du match n’a pas été celui-là. « Le Maroc n’a pas joué par peur de perdre. C’est dommage », analysait Hakim. Après une première mi-temps en demi-teinte, marquée notamment par l’arrêt d’un penalty de Mbappé par l’excellent gardien Yassine Bounou, les joueurs marocains n’ont pas tenu la distance.
Au Gillette Stadium, les buts successifs de Mbappé (60e) puis Dembélé (66e) ont sonné le glas des espoirs d’une nouvelle demi-finale de Coupe du monde après celle au Qatar en 2022. « La France était meilleure avec des attaquants fantastiques », admettait Hakim, quand même heureux pour les Bleus qu’il espère bien voir victorieux le 19 juillet prochain pour la finale. Avec, pourquoi pas, une revanche face à l’Argentine de Maradona ?
En 2030, la 24e Coupe du monde de football se tiendra au Maroc. Hakim espère être présent à Casablanca dans le grand stade Hassan II (130 000 places), en cours de construction. Pour lui pas de doute, il faudra une nouvelle fois compter sur les Lions de l’Atlas. Dima Maghrib ! (1)
(1) Vive le Maroc.
Hakim, franco-marocain a suivi le match dans son véhicule. Crédit HEB.