Chasseurs et écologistes sont pour une fois d’accord. Les épisodes répétés de canicule avec leurs températures très élevées, de jour comme de nuit, représentent un danger croissant pour la faune sauvage, grand et petit gibier confondus.
Les effets de la chaleur sont particulièrement funestes : les brûlures des sols et la chaleur sous les toits affectent par exemple les oiseaux, la déshydratation menace leur survie tandis que l’assèchement des points d’eau oblige les animaux à parcourir de longues distances, parfois jusqu’à l’épuisement.
Quant aux écosystèmes, ils sont bouleversés à cause de la destruction de la végétation, la raréfaction des ressources alimentaires et les incendies. La tonte différenciée et le fauchage tardif permettent toutefois de conserver des zones fraîches et riches en biodiversité.
« Cervidés et chevreuils souffrent du manque d’eau et de nourriture. Cela affecte surtout la croissance des jeunes », note un technicien de la fédération des chasseurs de Loir-et-Cher en informant que de nombreux territoires de chasse mettent en place des points d’eau pour le gibier. La plantation de haies et la création de bandes enherbées sont également encouragées, ce qui offre des îlots de fraîcheur et des habitats pour la faune.