La santé n’a pas de prix mais elle a un coût…

Les parlementaires étant partis en congés, le gouvernement décide d’alourdir l’ardoise des assurances complémentaires au prétexte d’éviter de creuser le déficit de notre chère Sécurité sociale.

Après avoir doublé les franchises médicales et la participation forfaitaire des patients sur les consultations, le gouvernement veut transférer aux mutuelles plusieurs postes de remboursements concernant médicaments, soins dentaires, transports sanitaires et dispositifs médicaux.

Réglementairement, avant que ces nouvelles mesures de déremboursement soient effectives, les décrets doivent être présentés pour avis au conseil de la CNAM.

En date du 30 juillet dernier, une fois n’est pas coutume, les membres du conseil de la CNAM se sont opposés unanimement aux projets de décrets gouvernementaux augmentant la participation des complémentaires.

Les conseillers dénoncent la manière de procéder du gouvernement qui choisit de modifier les règles de remboursement en plein été. Ils estiment que les textes qui modifient les équilibres entre Assurance maladie et assurances complémentaires doivent faire l’objet d’un débat parlementaire public.

Le conseil de la CNAM n’étant que consultatif, son désaveu ne pourra malheureusement pas empêcher l’augmentation du reste à charge pour les malades et l’effritement progressif de notre modèle de protection sociale…

Commentaires

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  1. Les soins médicaux ne devraient pas avoir de prix ou alors un prix évalué à partir du coût réel de fabrication pour les médicaments et le matériel et d’une rémunération pour les soignants satisfaisante et pour eux et pour les patients
    .
    Dans les faits les trusts pharmaceutiques imposent autant qu’ils peuvent des prix “à la tête du client” et les plus forts possibles en France Europe et ailleurs et les praticiens de santé lorsqu’ils ont une certaine célébrité due à leurs compétences oublient trop souvent qu’ils ont juré de respecter le serment d’Hippocrate qui – entre autre- stipule “Je ne permettrai pas que des conditions d’âge … de statut social* ou tout autre facteur s’interpose entre mon devoir ( de soigner) et mon patient.”
    *Statut social: les moyens financiers du patient.

  2. C’est nous qui payons : la sécu c’est nous, les mutuelles c’est nous, la retraite c’est nous, les assurances c’est nous. Nous payons par notre salaire. Que vient faire l’Etat dans NOS avantages ? Que nous avons obtenus après de larges combats sociaux.
    Quid ?

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