Par un décret en date du 21 août 2026, l’Assurance maladie remboursera une part moins importante de la prise en charge des soins dentaires. Ainsi, à compter du 1er janvier 2027, la participation laissée à la charge de l’assuré pourra représenter 50 % à 60 % des tarifs dentaires conventionnels en remplacement des taux de 35 % et 45 % actuels. Les complémentaires santé devront combler l’écart.
C’est donc un nouveau transfert de la solidarité nationale vers les assurances et mutuelles complémentaires. Le gouvernement justifie cette mesure par la volonté de concentrer les dépenses publiques sur les soins jugés les plus essentiels et coûteux. De fait, la note sera payée soit directement par le patient par une augmentation de son reste à charge, soit indirectement par une hausse des cotisations de son assurance complémentaire. Le risque de renoncement aux soins bucco-dentaires s’aggrave et le démantèlement de la Sécurité sociale continue.
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