Le virus respiratoire syncytial (VRS) est la principale cause de bronchiolite chez le nourrisson. C’est un virus très contagieux qui atteint prioritairement les très jeunes enfants. L’épidémie débute généralement à la mi-octobre, pour atteindre un pic en décembre et se terminer à la fin de l’hiver. En France, on estime que la bronchiolite touche chaque hiver près de 30 % des nourrissons de moins de 2 ans, soit environ 480 000 cas par an.
Dans la majorité des cas, la bronchiolite est bénigne et évolue spontanément de manière favorable. Malheureusement elle impose parfois une hospitalisation, voire une admission en réanimation, et même les enfants en bonne santé peuvent être gravement touchés.
Aussi, pour protéger les nourrissons, il est nécessaire soit :
- d’administrer des anticorps monoclonaux (Beyfortus® – Enflonsia® – Synagis®) directement au nouveau-né, notamment en maternité. Ces médicaments, agissant comme un vaccin, protègent le bébé contre les infections graves à VRS pendant environ 6 mois.
- de vacciner la future maman entre 32 et 36 semaines d’aménorrhée (vaccin Abrysvo® remboursé par l’Assurance Maladie à hauteur de 65 % depuis le 31 août 2026). Elle transmettra les anticorps protecteurs à son nouveau-né dès la naissance.
En France métropolitaine, cette année, la campagne de vaccination et d’immunisation contre les infections à VRS démarre le 14 septembre 2026 pour se terminer le 28 février 2027. La vaccination contre le VRS des femmes enceintes immunodéprimées n’est pas recommandée, c’est l’administration d’anticorps monoclonaux chez le nouveau-né, dès la naissance, qui doit être privilégiée.
Comme toujours, dans un contexte épidémique, il est très important de respecter les gestes barrières : lavage régulier des mains, port du masque en cas de rhume, limitation des visites, ne pas partager les biberons, sucettes ou couverts non lavés et aérer la chambre du bébé en ouvrant les fenêtres au moins 10 minutes par jour.