Entre les 14 et 19 septembre, le député d’Indre-et-Loire Charles Fournier assure une rentrée parlementaire très animalière. Entre défense des animaux sauvages et chasse aux prédateurs de tous poils, l’écologiste ne fait pas de cinéma.
Charles Fournier et Danielle Simonet mardi 15 septembre en conférence de presse. (compte X de Charles Fournier)
« Les animaux ne sont pas des meubles, ce sont des êtres doués de sensibilité et il faut que notre droit change pour mieux les protéger », écrivait ce jeudi 17 septembre le député écologiste d’Indre-et-Loire Charles Fournier, en soutien à la proposition de loi de sa collègue Danielle Simonnet « dont le but est d’interdire la présence d’animaux non domestiques dans les créations artistiques, autrement dit dans le cinéma, l’audiovisuel, les clips et les publicités ». Un soutien effectif et appuyé, puisqu’il était présent à ses côtés ce mardi 15 septembre lors de la conférence de presse organisée à Paris, avec la participation de PAZ, régulièrement active dans notre région, et de plusieurs associations de protection animale.
Ainsi donc, pour eux, plus question d’obliger les animaux sauvages à quitter leur environnement naturel pour les mettre en cage et les dresser pour le simple besoin de quelques créateurs mal inspirés. Voilà qui remettrait fort en question quelques films mythiques comme Le Comte de Monte-Cristo, par exemple, et obligerait nécessairement quelques professionnels à se reconvertir, comme ceux de la société Animaux du film, implantée près du zoo de Beauval, en Indre-et-Loire. Après avoir eu gain de cause pour la présence d’animaux dans les cirques, le combat continue, quitte à mordre sans concession dans les vieilles habitudes. Sus aux prédateurs de tous poils, surtout quand ils sont humains, estiment ces militants.
Tiens, justement, à propos de prédateurs humains, aux comportements très animaliers. Pour eux, Charles Fournier n’est pas en reste non plus. Car ce vendredi 18 septembre, toujours en Indre-et-Loire, avec son compère socialiste Laurent Baumel, c’est sur la commune de La Riche qu’il participera à un débat militant avec sa consœur socialiste députée de Seine-et-Marne Céline Thiébault-Martinez, initiatrice de la loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Une loi transpartisane comme la précédente qui fait presque l’unanimité, à quelques amendements près.
Doit-on en conclure pour autant que quelques monstres du cinéma, un peu trop dressés à faire le beau devant les caméras, mais plus loups que gentils toutous, passibles d’être visés par cette loi intégrale, auraient dû être laissés à l’état sauvage, dans leur environnement d’origine ? Le raccourci est certainement osé, mais du côté de L’Isle-sur-la-Sorgue ou de Châteauroux, par exemple, peu de personnes imaginent donner rendez-vous à Patrick ou Gérard, même dans dix ans, ou dans un rêve de singe.