Alors que certains programmes de dépistage conventionnels marquent le pas, l’étude PATHFINDER 2, publiée dans Nature Medicine, propose de nouvelles bases dans la lutte contre les tumeurs malignes.
Menée sur plus de 35 000 adultes, cette recherche évalue, avec l’aide de l’intelligence artificielle, l’efficacité du test sanguin Galleri, un outil de détection précoce multicancéreux. Ce test est capable d’identifier l’ADN tumoral libéré dans la circulation sanguine signalant la présence d’un cancer. De plus il permet de suspecter une localisation probable et ainsi d’orienter les examens complémentaires.
L’étude a analysé la performance du test sur 32 007 participants. Les résultats affichent des performances remarquables : une spécificité de 99,6 %, limitant les faux positifs et une valeur prédictive positive de 60 %.
Couplé aux examens de dépistage actuels, ce dispositif multiplie par plus de six la détection globale. L’apport majeur réside dans sa capacité à révéler des maladies cancéreuses dépourvues de protocoles de dépistage de masse, telles que les atteintes de l’ovaire, du pancréas ou des voies biliaires, diagnostiquées plus tardivement.
Au-delà des chiffres, les perspectives esquissées par cette étude pourraient révolutionner les politiques de santé publique dans le cadre de la prévention. Au stade actuel des études, ces tests ne remplacent pas les dépistages établis.
Si, une fois parfaitement validées, ces technologies sanguines venaient à s’intégrer dans les parcours de soins primaires, elles pourraient compléter voire contourner la lourdeur logistique des campagnes traditionnelles de dépistage, en anticipant la maladie cancéreuse avant l’apparition des premières atteintes cliniques.