Le ministre devait notamment se rendre sur le chantier du quartier de la gare de Châteauroux. (photo PB)
Vincent Jeanbrun est ministre. Vous ne le connaissez peut-être pas, les ministres le sont tellement peu de temps désormais. Ministre de la Ville et du Logement, et comme une vingtaine de ses prédécesseurs depuis le début du second mandat d’Emmanuel Macron, il avait prévu de faire le déplacement à Châteauroux.
Ses services ont alerté la presse le 1er octobre en fin de matinée. Il était temps, le ministre arrivait le 2 à 11 h ! Lorsque les rédactions ont réagi et fait accréditer un ou plusieurs de leurs représentants, l’info était déjà périmée. Le ministre ne venait plus. Ordre du Premier ministre, estimant que les préfets avaient des choses plus urgentes à faire, notamment superviser le maintien de l’ordre aux abords des lycées.
On peut se prendre à rêver que cette annulation aurait pu être une première mesure pour réduire le train de vie de l’État. Car les visites des chantiers de réhabilitation d’immeubles sur le plateau Balsan ou dans le quartier de la gare, aussi exemplaires soient-ils, sont-elles indispensables pour un ministre dont l’espérance de vie est au plus de six mois dans un gouvernement qui n’a plus les moyens d’entreprendre de grands projets ?