Les forces vives de l’OSO étaient à l’honneur ce week-end où, en deux concerts joués à guichet fermé, le public a pu entendre les solistes dans un programme associant Mozart, Ibert ainsi que Louise Farrenc, une compositrice à découvrir.

L’OSO en concert le samedi 10 octobre 2026. Photo AC Chapuis
Le premier concert de la saison a remporté l’enthousiasme du public venu nombreux pour écouter Mozart, encadré par deux compositeurs évoquant sa musique ou sa personne.
En introduction, une courte pièce de Jacques Ibert pose le décor. « Hommage à Mozart », composé en 1956, est une pièce pleine de vivacité où les allusions au célèbre compositeur sont re visitées par la « patte » de Jacques Ibert et son propre style. Une belle « mise en appétit » pour un concert qui ne décevra pas
Des solistes très convaincants
En effet, c’est ensuite la Symphonie concertante en mi bémol qui ouvre la scène au grand Mozart. Les explications du programme, très bien rédigées, concises et très informatives sur les œuvres et interprètes, lèvent le voile sur les péripéties d’une partition perdue puis reconstruite des siècles plus tard à partir d’un manuscrit de Mozart.
Quoiqu’il en soit, l’œuvre est belle et met en valeur quatre instruments sortis de l’ombre des pupitres : la flute de Minaya Chapelain, le hautbois de Christophe Patrix, le basson de Chloé Kierken et le cor de David Harnois. Ces solistes de l’OSO font merveille dans cette symphonie qui alterne dialogue entre les soli et le tutti. A noter la très belle cadence de fin du premier mouvement et un troisième mouvement très dansé, accompagné “au millimètre” par les pizz des cordes.

L’OSO et se solistes : Minaya Chapelain, flute, Christophe Patrix, hautbois, Cloé Kierken, basson, David Harnois, cor. Photo AC Chapuis
Les quatre solistes, ovationnés, gratifient alors le public d’un bis original : Yal Rayeh de Wadj Abou Diab, arrangé par Christophe Patrix et accompagné par le tambourin de Rémi Bernard. Un très beau moment.
Louise Farrenc : une intéressante (re) découverte
En deuxième partie, la symphonie n°2 de Louise Farrenc offre une bien belle découverte. Marius Stieghorst nous avait prévenu « je suis tombé amoureux de cette compositrice du XIXe siècle, et je suis sûr qu’il en sera de même pour vous à la fin du concert » Et de fait, la pièce est magnifique, montrant une riche palette de sonorités et de contrastes, avec un deuxième mouvement plein d’émotion et une jubilation qui transcende toute la pièce. C’est de plus un hommage aux compositrices injustement oubliées qui, avec l’impulsion de « Unamimes ! » et l’Association Française des Orchestres, retrouvent une place qui leur revient.

Akemi Fillon, violon solo à l’OSO. Photo AC Chapuis
L’OSO, managé par son chef d’orchestre et Akemi Fillon, violon solo (c’est le terme qui convient !), renforcé par des solistes brillants, a offert une soirée comme on les aime et annonce une saison placée sous le signe de la qualité et du plaisir musical à partager sans modération !
Plus loin dans MagCentre :
https://www.magcentre.fr/372087-vibrez-de-linterieur-avec-lorchestre-symphonique-dorleans/
Pour en savoir plus :
www.orchestre-orleans.com
Prochain concert : samedi 14 et dimanche 15 novembre « Flûte ! »
avec Mathilde Calderini (Melanie Bonis, Carl Reinecke, Félix Mendelssohn)