Sur 2 500 m2 d’exposition, le visiteur est invité à un voyage magique et plein de surprises à travers l’incroyable effervescence de la scène artistique marocaine contemporaine. Toutes les disciplines sont réunies : arts plastiques, design, vidéo, architecture, mode… Cette exposition est l’une des plus importantes jamais consacrées en France à la création artistique contemporaine d’un autre pays.

Elle donne à voir une créativité diverse, étonnante, souvent audacieuse. La plupart artistes exposés ne se connaissent pas. Pourtant leurs œuvres se parlent, correspondent, dialoguent, se répondent. L’ensemble est diverse, plein de chemins de traverse, de surprises et de découvertes, d’une richesse inouïe :
Trois questions à Jean-Hubert Martin, commissaire de l’exposition« Le Maroc vit sa movida »
Comment est venue l’idée de cette exposition?
Jean-Hubert Martin : Quand Jack Lang est arrivé à la tête de l’IMA, il s’est renseigné sur les expositions prévues dans les autres grands lieux parisiens. Nous avons ainsi appris que le Louvre allait en consacrer une à la création artistique au Maroc pendant le Moyen-Age. Nous avons alors décidé de présenter en parallèle à l’IMA, la création contemporaine de ce pays.
Comment vous y êtes-vous pris pour monter cette exposition ?
Nous avions un an à peine pour la mettre sur pied. Le temps pressait. Je savais déjà beaucoup de choses sur le Maroc où je me suis rendu avec deux collègues marocains. Nous avons pris contact avec le monde de l’art de ce pays. Dans les villes du nord, il y a des galeries, des collectionneurs, des écoles d’art, un univers élitiste. Nous avons décidé de ne pas nous cantonner à cette production. Nous avons poussé plus loin nos investigations.
Qu’avez-vous découvert ?
Une effervescence à laquelle je ne m’attendais pas, un nombre et un panel d’artistes qui m’ont surpris, un bouillonnement culturel. Dans les années 1990, la révolution de l’audiovisuel et des télécommunications a agi sur les professionnels comme sur les amateurs. Dès lors, l’essentiel de la production artistique a commencé à se faire hors des institutions officielles. Le processus a pris de l’ampleur après la disparition du roi Hassan II et l’accès au trône de Mohamed VI. Depuis 2011 et la nouvelle constitution, l’aventure de l’art et sa diversité se confirment. Pour nous se posait alors le problème de traduire dans l’exposition ce foisonnement culturel et artistique et de restituer l’ambiance qui l’accompagne sans oublier ses racines et ses sources d’inspiration modernes et archaïques. Il semblerait que nous ayons réussi.
F. C.
Le Maroc contemporain
Jusqu’au 31 mars, de 10 à 18 heures; 19 heures le week-end; 21h30 le vendredi, Fermé le lundi
Institut du monde arabe, 1 rue des Fossés-Saint-Jacques Paris 75005, près de la gare d’Austerlitz
Tarifs : Billet exposition seule : 10,5 € et 8,5 €
Billet musée + expo : 13 € et 11 €
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