Aux cimaises de la galerie Le Garage, ce sont des installations de Pierre Tilman qui invitent à “la chorégraphie de vivre, la syncope de vivre, la complicité de vivre, la chuchoterie de vivre” . Devant ces petites phrases qui illuminent le silence avec une manière à nulle autre de “dire à gorge déployée”, on ne peut qu’être touché et charmé.

A l’heure de l’accrochage, cet artiste, poète et plasticien, humble passeur de battements de mots qui fut aussi saxophoniste de jazz, nous livrait chaleureusement quelques réflexions sur son travail. Nul effet ici, seulement une amoureuse modestie.

– « Quelque part, les mots sont des brindilles, ils peuvent allumer le feu. Les mots, c’est le trésor des pauvres, ce sont des outils pauvres. »
– « Quand il n’y a pas le rire dans le dire, c’est le fanatisme et le totalitarisme. Dans les pires conditions le rire existe. »
– « Je viens du jazz, mon travail est quelque chose de naturel et d’instinctif. J’aime beaucoup Boris Vian, il peut être profond et déconnant, il est à toute allure. »
– « L’écriture m’a toujours semblé abstraite, j’ai toujours eu besoin d’aller vers la plastique. En fait il me faut écrire et bouger dans l’espace ».
– « Quand je retombe sur des notes d’il y a quarante ans je m’aperçois que je joue avec les mêmes mots. Dans la réalisation je vais vite. Je crois beaucoup à la vitesse de l’exécution qui élimine le problème technique ».
J.-D. B.
Le vernissage fut aussi l’occasion pour Pierre Tilman de lire quelques textes poétiques comme “Etes vous scénariste de votre vie”, “Comment se rendre invisible ?”, “Quand je t’aime” ou “Amour”, un grand moment de plaisir partagé avec le public !


Du 16 janvier au 2 février 2015 samedi et dimanche de 15 h à 19 h
Galerie le Garage 9 rue de Bourgogne 45000 Orléans 06 08 78 34 02