Soirées Tricot: le jazz est là !

Superbe première pour ces Soirées Tricot à la Scène Nationale d’Orléans, dans une ambiance pleine d’enthousiasme, de jeunesse et d’envie de partager la création musicale, avec un hall du théâtre transfiguré en un lieu  festif et convivial entre musiciens et public !

marcel et solange

Marcel et Solange avec Samuel Blaser

rencontres improvisées

Rencontre improvisée

Après une première rencontre improvisée où “l’on ne sait jamais ce qu’il va se passer mais où il se passe toujours quelque chose”, deux concerts des musiciens du Tricollectif ont ouvert ces trois jours de fête du jazz orléanais. D’abord Marcel et Solange, qui comme chacun sait, sont trois (Gabriel Lemaire, saxos, Florent Satche, batterie, et Valentin Ceccaldi, violoncelle) ont invité le tromboniste Samuel Blaser pour un quartet de jazz aux compositions où la limpidité mélodique  n’enlève rien à l’innovation.

grand orchestre du tricot

le Grand Orchestre du Tricot

Et puis après un convivial passage à la buvette, une tournée au babyfoot, et quelques balles de ping pong plus tard, ce fut le grandiose Grand Orchestre du Tricot qui interpréta sous la direction (je n’oserai pas dire échevelée) du saxophoniste virevoltant Christophe Monniot, une Jéricho Sinfonia, pleine d’une force dont le timbre bien cuivré enveloppait le jaillissement des saxos ou l’écho nerveux du piano. Intrigante évocation du mythe de Jéricho, incrustée de citations musicales et vocales qui me renvoyait à mon premier disque de jazz où Paul Robeson chantait Oh Jéricho, et si les murs du théâtre ne se sont pas écroulés, le public fut rassasié par cette brillante création collective d’un big band d’anthologie.

La fête du jazz continue ce week end avec de nouvelles créations et l’incontournable Samedi du Jazz qui rendra, pour ce 14 février, jour de la Saint Valentin à 17 h, un exceptionnel hommage à la grande chanteuse Lucienne Boyer

Gérard Poitou (avec les photos de Jean-François Grossin)

Samedi 14 et dimanche 15 février  le programme: http://www.scenenationaledorleans.fr/

Scène Nationale d’Orléans avenue Pierre Ségelle 45000 Orléans

Commentaires

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  1. Un mot de trop sur l’affiche des Soirées Tricot : “Jazz” !
    Si pour les membres du Tricollectif le Jazz reste bien une “matrice “, leurs compositions relèvent plus de la musique “expérimentale” matinée de mix “trans genres” !
    C’est sans doute la confirmation de la naissance d’un nouveau courant musical dont la scène orléanaise est pionnière depuis quelques années.
    Ces musiciens “trans groupes” et “volages” sont bourrés de talents, mais attention quand même à ne pas sombrer dan “l’élitisme” !
    Les amateurs de Jazz y perdent parfois leur “latin”, mais tant pis si ça rajeunissait le public passionné de cette musique : ce qui n’est pas vraiment le cas en dehors du cercle des “fans” !
    Il y a un problème de “conservatisme” dans cette bonne bonne ville d’ Orléans et le Tricollectif n’a peut-être pas le public qu’il mérite ? Ce n’est pas la “disparition” d’ Orléans ´ Jazz qui va faire évoluer les choses !
    Il faut donc soutenir et aller applaudir en nombre ces jeunes créateurs pour ne pas les perdre, même si parfois nos oreilles souffrent de leurs “provocations” musicales.
    Je sais que mon commentaire va interpeller les “spécialistes”, mais c’est bien de débattre et de réagir avec la même ouverture d’esprit que toutes ces jeunes pousses musicales qui ont mis toutes leurs “âmes” pour essayer de toucher aux Soirées Tricot un public difficile à déplacer…même quand c’est gratuit ou presque !

  2. Lucienne Boyer versus Tricot = 950 spectateurs dedans et un certain nombre dehors ! (en raison de la jauge de salle)… Difficile de parler d’élitisme.

    • Vous n’évoquez qu’un des concerts, celui parrainé par
      O’Jazz et pour lequel j’ai laissé un commentaire plutôt élogieux sur le Facebook du site. Il n’est pas interdit de se poser la question de “l’accessibilité” musicale du public pour les autres prestations, même celle où s’est produit le “grand” Louis Clavis. Je ne parle “d’élitisme” que comme un risque “d’enfermement” de çes jeunes talents et non comme un fait acquis ! Je précise que j’ai vu tous les concerts, y compris les rencontres improvisées et le concert de minuit !

  3. …la constellation des motifs qui composent, pour moi, le “désirable” du jazz : soit sa poétique plurielle… Grâce à laquelle ce dernier représente, à mon écoute, la seule véritable fondation musicale du XXe siècle occidental, en même temps que l’Autre de la musique moderne et contemporaine…
    Jean-Pierre Moussaron (décédé le 5 octobre 2012)

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