A défaut d’organiser une conférence de presse pour rendre compte de la réussite d’Orléanoïde, troisième du nom (voir Magcentre), c’est exclusivement avec notre confrère de La République du Centre, que Nathalie Kerrien, adjointe orléanaise à la culture, en a dressé le bilan (voir la Rep du 17 février).

Orléanoïde: la grenade numérique
Que n’avait-on entendu lors de la conférence de presse de présentation de cette manifestation “intergénérationnelle”, qui devait attirer les foules orléanaises à la découverte de la culture numérique: les trois mille entrées de Saint-Pierre-le-Puellier, incluant quelques classes de primaire dont on se demande bien ce qu’elles pouvaient trouver là, ne semblent pas vraiment à la hauteur de l’enjeu. Quant aux manifestations extérieures, est ce à cause de la saison, elles ont le plus souvent constitué un décor vite oublié dans le paysage urbain. Reste quelques pépites glanées ça et là dans les différentes performances ou à l’Esad, dont le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles manquaient singulièrement de cohérence, et pas grand chose à voir avec le thème annoncé de la “science-fiction”.
“Nous avons peut-être été un peu légers en terme de médiation” (N. Kerrien in La Rep)
Au delà de l’indigence intellectuelle qu’il y a à poser les questions de politique culturelle en terme “d’élitisme”, il parait soudain évident que la popularité d’une manifestation culturelle ne se décrète pas, qu’elle ne peut être que le fruit d’un travail d’acteurs culturels en qui l’on a confiance, et l’absence d’un site internet propre ou d’une page Facebook dédiée à Orléanoïde (un comble pour une manifestation de culture numérique) manifestait évidemment l’absence, ou des acteurs ou de la confiance…
Un bilan médiatique quasi nul…

“La Boite”: tiens, une banane…
Mais le plus grave de tout cela, c’est justement ce dont Nathalie Kerrien ne parle pas dans la Rep, le bilan médiatique de la manifestation. Car Mathieu Langlois (conseiller municipal) nous l’avait promis lors de l’inauguration: Orléanoïde allait propulser Orléans au firmament des villes branchées numériques et cette notoriété décuplée permettrait, n’en doutons pas, de décrocher le graal du label French Tech (voir Magcentre)… Or, on a beau fouiller Google, force est de constater que, hormis la presse locale, Orléanoïde n’a que bien peu intéressé les médias au delà de l’agglo orléanaise.
Et le dernier numéro de la revue Challenge, consacré a la French Tech, ne mentionne ni Orléans, ni Orléanoïde !
Un minimum d’honnêteté dans ce bilan, aurait du pointer ce ratage manifeste d’Orléanoïde !
Gérard Poitou
http://www.orleans.fr/depot-de-page/culture/orleanoide3.htm