Bourges: enfants et ados ont fait chauffer les salles  

Quelle bonne idée d’avoir programmé Enfantillages 2 d’Aldebert (lire encadré). Samedi après midi, qui croyait entrer dans une bonbonnière d’enfants très sages muselés par leurs parents s’est pris, en poussant la porte, un souffle force 12 (ouragan) en pleine poire rappelant le passage des Beatles à l’Olympia. 

Enfants en état d’émerveillement, mères en pamoison, pères débordés par l’ambiance. Aldebert et sa troupe a une façon de trousser La vie d’écolier, de se demander Qu’est-ce qu’on va faire de moi ? , de lancer Range ta piaule ou de faire décoller sa Soucoupe volante, qui met en transe petits et grands qui connaissent par cœur chaque chanson.

L’auditorium a tapé des mains, sauté de joie, s’est lâché comme rarement cette auguste salle l’avait déjà fait. Un délicieux air frais a coulé sur un public chauffé à blanc comme un cornet de glace à la fraise qui n’en finissait pas. Si quand même. Mais à la condition pour Aldebert, de promettre de revenir. C’est bien vrai hein ?

Le soir, à l’heure où l’auditorium a pensé à se coucher sur ses beaux rêves d’enfantillages, le W et Le Palais d’Auron ont commencé à grogner comme de jeunes dragons au réveil. Hyphen Hyphen a lancé les premières salves d’une bataille de notes qui pour certains ne devait s’achever à l’aube. Lucie (lire encadré) a particulièrement flashé sur Fakear et son «electro influence orientale planante » avant que ne s’installe pour la nuit sur la ville, perceptible jusqu’au bout du Polygone (chant de tir de Bourges), la marée de décibels démesuré comme un orage d’été.

Dans l’après midi, Dick Annegarn et son vélo, « superbe de poésie et de folie » avait embarqué le Théâtre Jacques Cœur dans ses drôles d’histoires qui ont charmé sans surprise Lucie qui avait déjà été séduite par Ben Mazué campé entre humour et émotion.

Un Coca à 6,30€ !!!

A part ça, certains festivaliers ont regretté quelques abus de commerce… « Pas de boisson chaude pendant le Printemps » au « Central » et un sirop à l’eau et un coca à 6€30, c’est quand même pas donné, une bière et un verre de rosé à 7€50 au village pro ça fait un peu St Trop’ sur les rives d’Auron. Faudrait enfin un jour penser qu’un festivalier n’est pas forcément une vache à lait !

Pierre Laurent (PC) à l'expositon Gréco.

Pierre Laurent (PC) à l’expositon Gréco.

A propos de festivalier, on a aperçu un Pierre Laurent (question notoriété l’image est transparente pour ce patron du PCF) en campagne pour les Régionales et un Yan Galut (jeans djeun pour djinn discret ?…En tout cas pas m’as-tu-vu pour un sou ce qui est assez original chez ce « chauffeur de salle » socialiste) déambuler l’un jusqu’à l’expo Gréco (notre photo), l’autre côté village pro (sans s’arrêter signer des autographes). Tiens au fait, il n’y a pas un ministre cette année pour venir faire le beau ?

En revanche si le temps voulait se maintenir…                                                                              

Patrick Martinat  

Mon petit doigt me l’avait dit

… Aldebert l’a fait! Il a mis le feu a l’auditorium avec un spectacle rock n’ roll, pétillant de fraîcheur!

Sur scène ou dans la salle, souvent mi éclairée, dans une mise en scène débridée mais chorégraphiée au millimètre, il faut s’accrocher. La soucoupe volante décolle. On peu même voyager en compagnie de dragons, parler avec les géants, IMG_9424les grandes personnes, laisser sa chambre en désordre… Pas grave, Aldebert est la. Derrière lui, un MC coiffé d’un haut de forme noir, tout droit sorti d’un conte est aux manettes, des musiciens tout sourire, à l’accordéon, à la guitare assurent devant. Aldebert occupe son décors et la salle, il bouge, saute, construit des images merveilleuses et poétiques que des centaines d’yeux brillants regardent avec un irrésistible plaisir. Les textes des chansons d’Aldebert sont drôles, subtils et poétiques, il sait aussi les rendre émouvants pour les grands. Dans la salle, Tout le monde reprend les “enfantillages” de l’artiste par cœur, en cœur. Quelle ambiance!

Quand on a 8 ou 10 ans, pour son premier spectacle certainement, c’est le rêve de voyager avec Aldebert, dans son pays des merveilles. 68×16=9, équation réussie.

Philippe Cluzel 

 

Rock’N’Beat… Esprit où es-tu ?

IMG_2174J’ai quitté le navire (W) à trois heures du mat’, avant la fin du concert. Je confirme retenir le set de Fakear qui était réellement envoûtant. Varié. Original. Le reste m’a laissé sur ma faim…Pour tout dire j’ai trouvé fade. Tout se ressemblait. Le Printemps nous promet du rock et du beat, mais seul le beat était au rendez-vous. J’ai eu l’impression de passer ma soirée en night-club et…Je n’ai pas vraiment aprécié.

D’autant que je n’ai trouvé l’ambiance particulièrement désagréable…Une grande partie du public était venue, c’est à croire, pour se défoncer et s’enivrer. C’était le cas, pour une bonne part, dès 21 heures. J’ai vu une bonne dizaine de civières passer qui sortaient des personnes allongées inconscientes. Drôle d’esprit décidément pour cette soirée rock and beat qui m’a paru tellement loin de ce qui est pour moi le Printemps…

Lucie Soulat

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