Émouvant concert, virtuose et d’une furieuse intimité. Bravo à Jean-Louis Derenne, patron de l’association orléanaise O’Jazz qui vient d’offrir, ce samedi, avec un bonheur fou, le cinquante-troisième rendez-vous de la sixième saison “Samedi du Jazz”, formule de concerts mise sur pied avec le concours de la Scène Nationale d’Orléans.

Photos Patrice Delatouche.
Ce samedi, pas moins de cinq cents spectateurs seront tombés, en effet, sous le charme de deux artistes, d’un talent, d’une générosité et d’une simplicité mettant du baume au cœur et à l’âme, à savoir le pianiste Vincent Viala et le bandéoniste Jacques Trupin, artistes vivant dans le Loiret.

Voici quelques belles et justes lignes, extraites d’un article de Jean-Louis Derenne, journaliste et programmateur, sur
www.ojazz.fr, site incontournable du jazz en région Centre et au plan national comme international.
A propos de Vincent Viala: “Vingt minutes de grâce, d’un piano tour à tour impérieux ou fluide, tourmenté et serein à l’image du “dernier fleuve sauvage d’Europe”. “Mes deux L” (CD), c’est sa “Mer” de Debussy à lui, et l’évocation n’est pas vaine, tant cette pièce d’aujourd’hui semble née sous les auspices bienveillants du maître de “l’impressionnisme” musical.”
Quant au duo Viala-Trupin: “Place à un duo-duel complice, libre et joyeux, née de la parfaite maîtrise instrumentale des duettistes. Les compositions de Trupin sonnent magnifiquement dans ce hall du Théâtre dont on a tant de fois moqué l’acoustique et qui, par la grâce des techniciens de la Scène nationale, offre un écrin de cathédrale aux accents tragiques ou mutins de ce tango contemporain.”
J.-d. B.
Le programme complet de la septième édition des Samedis du Jazz sera dévoilée le 28 mai lors de la conférence de presse de la nouvelle saison de la Scène nationale d’Orléans.