Frédéric Dégranges, le dessinateur bien connu de nos lecteurs comme auteur de la publication “Ma ville vue du crayon “, prolonge son exposition à l’Eclat de Verre jusqu’au 15 février, occasion de (re)découvrir les derniers travaux de cet artiste, funambule de la “trame”.

Frédéric Dégranges a découvert le dessin très jeune par la bande dessinée classique tel que Hergé Franquin puis Moebius avant d’entrer à l’Ecole des Beaux Arts d’Angoulême en 1987. “Le dessin m’apparaissais à l’époque comme un moyen de voir: je travaillais mes croquis un peu à la manière de sténogrammes (sans regarder la feuille sur laquelle je trace), essayant de transcrire ma vision”.
Frédéric Dégranges se consacre à la sortie de de l’école des Beaux Arts à une activité de story-boarder pour le cinéma d’animation et de nombreuses séries télévisées, pratique d’un dessin à la fois très lisible et dynamique, servant ensuite à la construction des images tournées par une caméra.
“Modeler la matière graphique pour ainsi donner à Voir”
Puis la découverte d’une musique expérimentale minimaliste américaine (La Monte Young, Steve Reich, Eliane Radigue, etc…) détourne petit à petit Frédéric Dégrange de sa pratique professionnelle pour s’investir dans une créativité plus personnelle, dont les premières “Trames” en 2009 marquent l’entrée dans une nouvelle production artistique: “Dessin minimal abstrait, répétitif, juste des lignes qui témoignent d’un échange sensible avec une surface […] ces lignes en s’ajoutant les unes aux autres, comme accumulation de milliers d’instants forment des surfaces vibratoires lumineuses et optiques …”
Exposé de façon permanente par la célèbre galerie d’Art Capazza de Nançay en Sologne, Frédéric Dégranges a également été exposé à “feu” la galerie Quai 56 à Orléans, il nous propose ici de découvrir ses derniers travaux.
Gérard Poitou