Fils prodigue ou fils prodige: that is the question !

  • PDF
  • Email
  • Add to favorites

Rembrandt macron

Il était une fois un homme, François, exerçant depuis des décennies la profession de ramasseur de voix au sein de l’entreprise familiale PSp (Protection et Sauvetage du parti). Par sa ténacité, son abnégation, ses jeux de coudes et de marche sur la tête (des autres) il arriva au poste de présidant.

Après s’être débarrassé de son cousin Jean-Marc, qui lui avait été fourgué par le CCp (Conseil Contraignant du parti) comme bras droit, il fit de Manuel (étymologie : Dieu avec nous), fils par prédilection, son grand commis.

Son poulain s’était lancé dès 17 ans dans la même carrière que son mentor et, à son image-à sa ressemblance, cela lui avait apporté gloire et renommée puisqu’à 50 ans il fut nommé par son dab responsable du nettoyage intérieur, et à 52 ans premier exécuteur des ordres paternels.

François disposait ainsi d’un homme de main obéissant, formé à son école, tout comme lui virtuose du retournement de veste, capable de faire les yeux doux aux uns et les gros yeux aux autres et surtout patient, attendant que le Père François décide de la date (2022 ou 2027) à laquelle il lui passerait la main.

Manuel se tua au travail, avalant des couleuvres, reniant ses engagements passés, maniant le martinet (49-3) avec vigueur et sans état d’âme, usant de sa voix pour effrayer les ‘’ topistes’’ (voir Mag centre du 14-10-16) et les faire taire, un vrai petit père… fouettard !.

Mais ce que l’élu suprême cachait c’est qu’il avait, cette fois-ci par l’esprit, un autre fils : Emmanuel (lui aussi Dieu avec nous), cadet de Manuel, qui avait grandi loin du père, semblant ne rien vouloir entendre des leçons paternelles. Après un apprentissage fructueux (pour l’avenir), au service ‘’surveillance des finances’’ de la maison-père, il s’était mis au service des milieux d’affaires bancaires où il gagna beaucoup d’argent.

Mais son créateur spirituel lui manquait et il se dit « *Je vais aller vers mon père et je lui dirai : Père, j’ai péché envers le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils. Traite moi comme un de tes ouvriers…Il alla vers son père…son père l’aperçut et fut pris de pitié, il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers… Le père dit à ses serviteurs : « Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, »

Est-ce par ivresse, faiblesse ou matoiserie ? En tout cas le patriarche décida de nommer l’Emmanuel responsable de l’économat ce qui s’avéra être une excellente manœuvre :François faisait de sa plus grande ennemie une amie. Il pouvait écouter de l’oreille gauche les récriminations du peuple besogneux et/ou sans ouvrage et entendre de l’oreille droite les besoins de ses ennemis devenus ses alliés par l’entremise de son économe au nom prédestiné puisque son patronyme est dérivé de maquerelle (personne entremetteuse). Il l’installa donc à sa droite.

Manuel apprenant cette élection (sans suffrage) : «* … se mit en colère et il ne voulait pas rentrer. Son père sortit pour l’en prier mais il répliqua à son père : « Voilà tant d’années que je te sers, sans avoir jamais désobéi à tes ordres ; et, à moi, tu n’as jamais donné un chevreau pour festoyer avec mes amis » Il faut dire que Manuel appréciait particulièrement « El cabrito a la Pastoral », recette de ses grands parents banquiers madrilènes.

Il rougit de fureur : c’était là l’expression d’une « cruelle jalousie » selon Pierre Chrysologue, évêque de Ravenne pour qui l’aîné de la ‘’parabole du fils retrouvé’’ est le symbole du peuple juif jaloux de Jésus, (jalousie qui en aurait fait des déicides). Et ce fils envieux ne put s’empêcher d’avertir le père : « Un jour il te chiera dans les bottes, te fera un enfant dans le dos, c’est un Œdipe en mal de forfaiture, il vendrait son père pour une action d’Areva »

Quel prophète ce Manuel !

A peine deux ans plus tard ‘’l’autre avec le père’’ commença à chasser perso. Chaussant ses bottes en marocain de ministre, il se mit à fouler les terres meubles du centre, captivant gros et petits gibiers, à plumes et à poils, sans vergogne ainsi qu’il s’était toujours conduit. Tout était bon à mettre dans sa gibecière à voix et ça marchait ! Il alla ainsi à la pêche, arpentant le pays, haranguant les foules à coups de slogans qui banquaient ferme : ‘’ Une marche près de chez vous. Nous sommes la marche de l’avenir. La marche qui donne envie d’agir. Votre argent intéresse notre marche.’’

Emmanuel marchait tellement vite qu’il déménagea à la cloche de bois de son ancien travail laissant tout le business en plan, l’urgence de sa destinée impliquant le sacrifice des autres. Ainsi il put se consacrer à sa longue marche s’inspirant d’un président (en trois lettres). Il trouva vite sa vitesse de croisière alignant à chaque escale les grandes phrases et les petits mots d’un gars qui sait faire marcher les autres : « Travail, liberté, fidélité, ouverture, des valeurs que j’ai chevillées au corps ». Il n’avait pas osé écrire ‘’clouées’’.C’était presque aussi fort que Jésus et son « Je suis la voie, la vérité, la vie »(Jean 14-06). Selon Pierre de Ravenne, le fils cadet est le symbole du peuple chrétien qui revient au Père en faisant son mea culpa.

Fin de l’histoire ? Non !

Je vous offre plusieurs suites possibles :

–François habille Emmanuel pour l’hiver : « *Apportez la plus belle robe et habillez le » –car, tel le chat ‘’endormi’’ près du fromage, il l’aurait attendu au virage pour s’en faire un sandwich.

FT

Commentaires

Toutes les réactions sous forme de commentaires sont soumises à validation de la rédaction de Magcentre avant leur publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009, les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à l'adresse redaction@magcentre.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la suppression des dits contenus.

  1. Ma suite:
    Il lui mis sa plus belle robe et l’emmena pour une dernière …valse.
    On n’y … croix plus: l’inri … l’autre pleurera!

  2. la suite originelle qui a été oubliée au passage en diffusion:
    -Emmanuel “tuerait” le père , comptant sur les voix des psychanalystes orthodoxes à qui il aurait promis un bureau à l’infirmerie de l’Elysée avec des honoraires libres.
    -Manuel s’habillerait de peaux de bête, changerait son prénom en Caïn et vous connaissez la suite.
    -ils sont tous les trois virés ainsi que tous les autres par un peuple enfin confiant en lui-même.
    A suivre.
    *les citations sont tirées de l’évangile de Luc 15 “Parabole du fils retrouvé” dite du fils prodigue (verset 18 et suivants).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Code de sécurité *



Recevez chaque jour les nouveaux articles par e-mail

Votre e-mail ne sera communiqué à aucun tiers et servira uniquement à vous envoyer les titres chaque jour par e-mail