Soirées Performances: le Lab’O du spectacle vivant

Si le printemps se fait attendre, les Soirées Performances de la Scène Nationale d’Orléans sont pour la huitième année consécutive bien au rendez-vous, proposant cette année encore un copieux programmes de créations au cœur de l’innovation en matière de spectacle vivant.
Alors dès ce mardi soir, plongeons dans ce festival pas vraiment comme les autres…

“Grind”: le sous-sol de Métropolis

Grind ©Viktor Gårdsäter

Premier spectacle, première performance qui ne vous laisse pas indemne, Grind du néerlandais Jefta van Dinther. Salle noire, totalement noire sans même les rassurantes lucioles vertes des issues de secours et une musique robotique qui soudain emplit cet espace devenu vide car invisible. La lumière émerge alors lentement comme un petit jour salvateur et notre œil scrute ces ombres mouvantes pour garder prise sur un réel devenu vibrations. Une forme humaine apparait brassant une gestuelle répétitive, serions nous au sous-sol du Métropolis de Fritz Lang ou avons-nous entrevu l’Enfer ?… Une sensation forte à ne pas manquer !

“Reflets de France”: le retour de la “Grande Bouffe”

Reflets de France ©Aurélie Haberey

Changement total d’ambiance, nous sommes cette fois dans la farce fromagère, avec cette parodie d’une marque bien connue, proposée par le duo Marlène Saldana et Jonathan Drllet, un ballet débridé mené par une aristocratie dansante et plutôt dénudée, qui fait du fromage l’objet et le symbole de son patriotisme dégoulinant comme un brie qui s’abandonne.

Joyeux délire et performance bien déjantée, mais décadence qui nous laissera un peu sur notre faim.

“Plongée”: la fiction qui danse

Alors après une pause en passant par la buvette pour échanger nos premières sensations et une visite des installations dont la Unusual Weather Phenoma Machine de Thom Luz proposée par le CDN (à ne pas manquer dans le hall), où les bandes d’antiques magnétophones Revox servent à un étonnant envol de ballons, nous retrouvons la projection de “Plongée”, troisième performance de la soirée avec la vidéo de Vincent Dupont, une quête en forme de chorégraphie lente des signes qui font fiction dans

Unusual Weather Phenomena Machine ©Tabea Hüberli

l’image, ce rapport toujours inscrit entre un corps et notre regard, (notre pulsion scopique pour faire sérieux), qui surprend toujours notre besoin narratif, jusqu’à remettre en cause les lois de la pesanteur de notre propre expérience sensorielle.

Etrange, vous dis-je !

GP

Tous ces spectacles seront à nouveau visibles durant ces onze jours de Soirées Performances

Du mardi 3 au samedi 14 avril – Théâtre d’Orléans
Tarif unique 5€ le spectacle
Tarif exceptionnel Grande- 15€ (10€ pour les abonnées de la Scène nationale d’Orléans)

Le programme

Scène Nationale d’Orléans

 

 

 






Recevez chaque jour les nouveaux articles par e-mail

Votre e-mail ne sera communiqué à aucun tiers et servira uniquement à vous envoyer les titres chaque jour par e-mail