« C’est une honte » a déclaré Nicolas Dupont-Aignan à propos de la situation carcérale de Salah Abdeslam qui, selon le député LR Thierry Solère bénéficie d’une « salle de sport » (en fait d’une cellule avec un rameur).

Nicolas Dupont-Aignan mercredi à Orléans.
« Le garde des sceaux devrait démissionner » a poursuivi le leader de Debout la France interrogé par Magcentre lors de son passage mercredi midi à Orléans. “Il devrait être enfermé entre quatre murs de béton. Qu’on laisse regarder la télé à un monstre, c’est un scandale…Cela prouve la démission nationale ». « Dès lors que l’on s’attaque à la France, elle doit avoir une réaction impitoyable » a encore dit Nicolas Dupont-Aignan, favorable à mettre les terroristes à l’isolement, aux îles Kerguelen par exemple, puisque son idée de Cayenne a fait des vagues.
Le “frondeur ” de droite à la chasse aux signatures

Avec le responsable jeunes du Loiret, Franck Kenmogane.
Alors qu’à Paris les « frondeurs » du PS étaient à la chasse aux signatures pour une motion de censure, Nicolas Dupont-Aignan, le frondeur de la droite, était à une centaine de kilomètres de là à la pêche aux signatures de maires. Objectif la Présidentielle de 2017. « Nous en avions eu 750 en 2012, nous en sommes à environ 450 maires réélus mais nous ne sommes pas encore à 500 » a indiqué le leader de Debout la France à Orléans. Une étape entre deux réunions de maires, justement à Artenay puis à Montargis. Dans un département qui compte une centaine de militants, en hausse de 10% depuis les régionales.
Après la chienlit de décembre
Ne manquait à cette étape orléanaise que le nouveau secrétaire départemental du mouvement dans le Loiret, 45 ème département (bien vu !) visité. Il a pour nom Luc Buchaton, notaire de profession et Montargois, il n’avait pu faire le déplacement place du Martroi mercredi. « Nos militants travaillent, ce ne sont pas des professionnels de la politique », a expliqué le candidat à la Présidentielle. Une fédération du Loiret secouée en décembre 2015 par la chienlit, un terme du vocabulaire gaulliste, mouvement dont se réclame Nicolas Dupont Aignan. En effet, sa secrétaire départementale, Catherine de Metz avait été exclue du parti après avoir appelé à voter pour la liste Vigier-Peltier (UDI-LR) au second tour des régionales, puis réintégrée après un démenti, au terme d’un épisode abracadabrantesque.
Nicolas Dupont-Aignan ne s’attarde pas sur ces ratés et préfère donner la parole au responsable jeune du Loiret, Franck Kenmogane qui, dit-il, a « découvert Debout la France à l’émission Mots croisés » et qui se dit « sûr que Nicolas Dupont-Aignan sera président » à cause de « sa sincérité, ses valeurs » .
Quand la France sera à nouveau libre

debout la France revendique une centaine de militants dans le Loiret.
Fin mai à Blois Nicolas Dupont-Aignan avait déjà présenté son ouvrage, « France lève-toi et marche » et cette « alternative » qu’il veut représenter à côté de la bande des trois, PS-LR et FN. Ce drapeau français qu’il porte à la boutonnière, il dit qu’il ne « l’enlèvera que lorsque la France sera à nouveau libre ».
Cela passe par une souveraineté retrouvée au sein de l’Europe. Interrogé sur le brexit et surtout sur ses conséquences calamiteuses dans le camp vainqueur, Nicolas Dupont-Aignan estime qu’il s’agit de « propagande » en France. Pour lui, Mme Theresa May, qui semble se détacher pour occuper le “10 downing street” après que Boris Johnson et Nigel Farage, les chantres du Brexit, aient quitté le navire, « est plus à droite que moi ». Contrairement à Marine le Pen qui veut un « frexit », le député de l’Essonne revendique pour l’Europe « une ligne alternative, de bon sens. On change radicalement l’Union européenne ».
Rien depuis Airbus
Il veut supprimer la Commission, le Parlement, avec un retour aux frontières nationales. Pour une Europe gaullienne, avec de grands projets : « depuis Airbus nous n’avons rien fait ». Et il prévient, « Soit nos partenaires changent aussi, soit on s’en va ». Enfin, interrogé sur l’affaire de l’Aïd en période d’examen, Nicolas Dupont-Aignan estime qu’il ne « faut pas monter l’affaire en épingle » mais que faute de connaître à l’avance la date exacte de cette fête musulmane, il était difficile de prévoir une adaptation du côté de l’Education nationale. Et que de toutes façons l’école doit d’abord être laïque et qu’il n’y a qu’une seule fête religieuse, “c’est Noël”, car “c’est la culture française”.
Ch.B
Publié le 6 juillet 2016