Si vous franchissez le seuil d’une librairie actuellement – ce qui est signe que vous ne succombez pas à « l’Amazonie » et c’est heureux – impossible de manquer la multitude d’ouvrages consacrés à Jacques Chirac sur les tables et présentoirs bien en vue.

Est-ce une conséquence du Tweet anachronique autant que déplacé de l’ancienne ministre qui entend des voix, Mme Christine B., qui a annoncé sa mort prématurément cette semaine ? Peut-être… En tout cas, dans cette librairie blésoise indépendante – et qui la cultive farouchement – le lecteur ne sait plus où donner de la tête (de veau ?).
Non, pas encore mort le grand Jacques, qu’on le laisse en paix avec Bernadette de Courcel pour son rétablissement – que l’on souhaite le meilleur possible – ou alors c’est prendre le risque de subir un de ses fameux proverbes chiraquien dont il a le secret et qui, s’ils n’ont pas toujours brillé par l’élégance ou le bon goût, ont au moins le mérite de la clarté fulgurante : « quand on met de la merde dans un ventilateur, il faut s’attendre à ce que tout le monde soit éclaboussé ! ». Les libraires et Christine sont prévenus !
F.S.