
Anne Lauvergeon à Orléans avec l’UIMM (archives).
Si les informations de nos confrères de Médiapart se vérifient, l’Orléanaise Anne Lauvergeon essuierait un nouvel échec. Le week-end dernier tout le monde donnait l’Orléanaise, ancienne patronne d’Aréva, favorite pour prendre la présidence du groupe EADS. Selon le site d’information “la bruyante campagne médiatique d’Anne Lauvergeon pour prendre la présidence non exécutive d’EADS s’est retournée contre elle”. “Atomic Anne” s’était notamment rendue à Berlin pour faire campagne, l’Allemagne étant “co-producteur d’EADS.
Trichet l’Européen
Reste que si l’Orléanaise était donnée comme la favorite de François Hollande, un connaisseur du dossier rappelait récemment dans les Echos que “le conseil d’administration est souverain et les représentants de l’Etat n’y sont pas majoritaires. Ce n’est pas l’Etat qui nomme le président du conseil ». Reste qu’Anne Lauvergeon en dehors de ses qualités de chef de grand groupe bénéficiait de deux atouts majeur, être une femme et la gouvernance d’EADS (maison maire d’Airbus) en manque, et être Française puisque les Allemands ont la présidence exécutive.
Jean-Claude Trichet, qui a bénéficié d’un consensus, a sans doute aussi fait jouer ses connaissances européennes en tant qu’ancien président de la BCE (Banque centrale européenne).
Anne Lauvergeon avait été déjà donnée ministre à la formation du gouvernement Ayrault, puis présidente de la BPI (Banque publique d’investissement), mais elle avait alors fait les frais de la rivalité Moscovici-Montebourg. Une nouvelle déception pour celle que Jean-Pierre Sueur voulait propulser à la mairie d’Orléans mais qui devrait probablement décrocher rapidement un lot de consolation.
Christian Bidault
Publié le 31 janvier 2013