Si la sacro-sainte heure du midi n’avait pas sonné, on serait encore au château de Beauregard-Cellettes (41), entre Blois et Contres, à écouter Cédric Michon, spécialiste de François 1er conter l’histoire et les plaisirs de la Cour de France, en ce lieu magnifique, pas loin de ses grands frères, Blois, Chambord et Cheverny.

A Beauregard, la fameuse galerie des portraits mystérieux.
Natalie et Guy Du Pavillon, maîtres des lieux, ont saisi l’occasion déclenchée par le Conseil départemental de loir-et-Cher, de participer au 500ème anniversaire de La Renaissance en Val de
Loire, en lançant, avec d’autres partenaires, cette exposition exceptionnelle, jusqu’au 3 novembre, sous le vocable de «Plaisirs et divertissements à la Cour de France». Et ce, avec l’appui de la
région Centre-Val de Loire ; la fondation Sommer ; le Musée de la Chasse et de la Nature ; la DRAC dans le cadre de son programme «Culture pour tous» ; la galerie commerciale d’Auchan-Vineuil,
avec des animations et des jeux à destination de ses clients et des touristes de passage ; le musée national de La Renaissance avec son directeur, l’ancien Blésois Thierry Crépin-Leblond…
Ces colosses qui l’étouffent
En attendant que, peut-être en 2020, Beauregard soit choisi par le Conseil départemental 41 comme château libre d’accès aux Loir-et-Chériens (après Chambord et Chaumont, et avant Cheverny et Talcy, (cette année), la famille Du Pavillon, malgré quelques investissements non programmés, a joué le jeu du partenariat…Il serait souhaitable que cette exposition fasse exploser la barre des 20.000 visiteurs/an, en moyenne, habituels. Beauregard le mérite autant que les colosses qui l’entourent et l’étouffent, quelque peu, et ce, tentaculairement…Professeur d’histoire moderne à l’Université Rennes 2 et directeur des Presses Universitaires de Rennes, Cédric Michon s’est montré un guide parfaitement à l’aise au cours d’une visite de presse en avant-première. Olivier De Charsonville, directeur Culture,Jeunesse, Lecture publique et Sports au Conseil départemental en une joute orale amicale avec le précité, agrémenta également la pérégrination à travers les salles et les thèmes.
Le Jeu de Paume roi des jeux
Les Arts de la Table ou le faste de la gastronomie ; La musique partout, du château à la chapelle ; Une Cour sans femmes est un jardin sans fleurs et Le Jeu de Paume, jeu des Rois et roi des Jeux,
constituent les fils rouges de cette invitation à découvrir Beauregard et son unique galerie de portraits réputée, sous d’autres angles, avec la vénerie, ou chasse à courre, qu’affectionnait François1er, quitte à rester à cheval plusieurs jours et nuits, sans repos, avec la plupart de ses cent et quelques chiens de la meute royale dont il connaissait, paraît-il, tous les noms…
Bijou de l’exposition pour lequel il a fallu construire une châsse spéciale protégée de toute agression violente, une demi-armure royale de joute, remontant à 1570 environ, montre toutes les minutieuses sculptures et ciselures plus fines les unes que les autres et relativement, encore, en très bon état, grâce aux soins du Musée de l’Armée de Paris.
Diverses illustrations signées Claire Bouilhac et Icinori, un cerf et un sanglier naturalisés grandeur nature, des panneaux représentant des saynètes d’origine…complètent l’ensemble qui
s’est parfaitement lové dans le riche site habituel de Beauregard. Face à l’Histoire avec un grand H, les moyens modernes, via des films en 3D immersive, font revivre, comme si on y était, des
scènes d’il y a cinq siècles ! Impressionnant et surprenant !
Richard ODE
-Château de Beauregard, Cellettes (41220), 12 chemin de La
Fontaine.
-Ouvert tous les jours en août, de 10 à 19 heures ; tous les jours,
de 10h30 à 18h30, en septembre et du 1er au 27 octobre ; de
10h30 à 17h30, du 28 octobre au 3 novembre inclus.
-Entrée : 5 euros (5-14 ans) ; 10 euros (14-25 ans et groupe) et
12,50 euros (adultes).
-Contacts au 02 54 70 41 65 (culture41.fr)
Bridaveaux…
Grâce à des recherches poussées, il a été possible, via des biscuiteries du Tarn, de reconstituer la recette des gâteaux secs d’époque, «Les Bridaveaux», à base parfumée de violette… Un délice à déguster tout au long de la visite et même après…