
Funktrauma, un duo de tourangeaux.
Le Printemps de Bourges, s’il est le lieu de rendez-vous de grands artistes de renommée internationale, est aussi une ville en fête. dans le centre, on croise des groupes venus mettre un peu d’ambiance dans des bars et des restaurants. Ou bien encore d’autres qui s’improvisent artistes, équipés d’une guitare et d’un accordéon, interpellant le chaland et lui chantant toute sa bonne volonté.
Le Printemps de Bourges c’est un endroit où même quand il pleut, les gens se pressent dans la rue, ou bien s’abritent sous d’étroits porches pour assister à des spectacles bourrés de vitalité et prendre leur ration de printemps qui se planque derrière d’épais nuages.
Les scènes gratuites
De nombreuses scènes gratuites comme La Scène Région Centre, Pression Live, Le Berry ou encore SFR jeunes talents n’ont rien à envier aux salles payantes, avec des artistes peu connus du commun des mortels mais déterminés à entrainer les foules dans leurs rythmiques.
La scène Région Centre s’est ainsi enflammée jeudi dans la soirée avec des groupes comme Funktrauma, un duo de tourangeaux dopés à l’electro ou encore Lyre le temps, trio strasbourgeois amateur du mélange des genres. Plus encore que sur le son en lui-même, les auditions ont sans doute dû se jouer sur la capacité des artistes à réveiller le public.
La scène Le Berry fait monter sur scène des étudiants d’écoles supérieures, « pour prouver qu’en ingé il n’y a pas que des boutonneux enfermés dans leurs bouquins » comme le confie un participant.
L’Igloo et les innovations technologiques

L’igloo de la Région centre
Sur la droite de la scène, l’Igloo renferme des trésors d’originalité avec des jeux innovants accessibles à tous. Une sorte de tétris musical sur écran géant, une platine vinyle qui fonctionne avec une simple feuille de papier coloriée et coloriable, un piano qui joue tout seul abreuvé d’un flux anarchique d’informations codées et d’autres installations qui piquent l’intérêt et permettent de passer le temps quand il pleut trop fort à l’extérieur.
La liesse du centre ville
Finalement, le plus fort du Printemps est peut être la liesse qui gagne tout le centre-ville, du début d’après-midi jusque tard dans la nuit. Lieux de rencontres, les bars sont le repères des laissés pour compte du Printemps, des groupes qui pour certains se plaignent de ne pas avoir été pris sur les scènes officielles. Pas trop quand même car ils savent que quoi qu’il arrive le public sera au rendez-vous, parfois même plus présent et bruyant. Des groupes anonymes, dont les noms n’évoquent rien, qui n’ont que peu de temps pour marquer les esprits en donnant le meilleur. Madjive et ses reprises de Johnny Cash, The Buttshakers et leur séduisante chanteuse, Valérian et ses pointes d’humour acide, Sit Down Werner et leurs insultes amicales, Les Dessous De La Vie et leur jazz musette.
Tout le monde se remplit la tête de souvenirs et se construit en fin de compte son propre festival, en attendant l’année prochaine avec le doux espoir que pour une fois il ne pleuvra pas.
Nicolas Pons