Législative partielle dans le Loiret : Gabriel Attal en soutien d’urgence à Stéphanie Rist

L’ancien Premier ministre est venu soutenir au soir du vendredi 9 janvier la candidate Renaissance dans la 1re circonscription du Loiret. Face à quatre autres candidat·es, l’actuelle ministre de la Santé apparaît en situation de faiblesse.

Gabriel Attal en maître de cérémonie. Photo Magcentre



Par Jean-Jacques Talpin.


En 2024 seules 69 voix manquaient à la candidate socialiste Ghislaine Kounowski pour emporter le siège de député de la 1ere circonscription du Loiret. En se désistant, elle avait alors favorisé la réélection de Stéphanie Rist. Cette fois la configuration est bien différente. La venue vendredi soir de l’ancien Premier ministre Gabriel Attal suffira-t-elle à mobiliser les électeurs ?

Abstention piège à c…

Chaque élection partielle est en effet toujours victime d’un absentéisme redoutable. Le scrutin des 18 et 25 janvier ne devrait pas bouleverser cette règle. Une campagne électorale courte, des conditions météos peu propices, une proximité des élections municipales (voire de nouvelles élections législatives nationales) risquent de démobiliser les 78 739 électeurs inscrits dans cette circonscription à la fois urbaine et rurale.

Certes, Stéphanie Rist peut bénéficier d’une certaine autorité, d’une notoriété due à son poste de ministre de la Santé et de l’absence de concurrence à droite qui a préféré la chaise vide pour mieux bénéficier du soutien macroniste aux futures municipales à Orléans…

Réveiller l’électorat

La grande affluence pour Gabriel Attal. Photo Magcentre


Mais au passif, la perte de confiance dans la macronie risque d’être un poids difficile à porter par Mme Rist. La députée sortante jette donc ses dernières forces dans la bataille puisqu’elle a d’ores et déjà annoncé qu’elle démissionnerait de son poste ministériel en cas d’échec le 18 janvier. Gabriel Attal avait donc un seul objectif à Olivet : mobiliser, réveiller l’électorat et sauver un siège macroniste. « Chaque voix compte, a-t-il affirmé, à l’Assemblée nationale pour renforcer le camp du compromis, et sur le terrain pour élire une députée qui est un modèle ». Si 15% ou 20% seulement des électeurs se déplacent le 18 janvier, le résultat apparaît pour le moins incertain.

Ghislaine Kounowski en pôle position ?

Tout peut être envisagé : une victoire de Ghislaine Kounowski aujourd’hui en position plutôt favorable (mais elle est fragilisée par la dissidence d’un candidat LFI, Houari Belgherbi), un sursaut de Stéphanie Rist et même une victoire de Tiffanie Rabault la candidate RN. Aux législatives de 2024 Ghislaine Kounowski s’était désistée après le premier tour en faveur de Stéphanie Rist pour empêcher une victoire lepéniste. Mais qu’en sera-t-il le 18 janvier alors que le front républicain ne semble plus mobiliser ? Que fera alors Ghislaine Kounowski si elle arrive en troisième position ? Même interrogation si Stéphanie Rist est elle aussi distancée.

L’élection du 18 janvier dans le Loiret dépasse donc le simple cadre local au profit d’un enjeu national… et un peu personnel !


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Commentaires

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  1. Coîncidence et simultanéité…?

    Stéphanie Rist, va aussi se présenter aux municipales dans camp Grouard, en fin plus exactement contre Grouard, tout en étant capable de se désister en sa faveur…une macroniste soutenant un LR qui déteste les macronistes!

    Là, derrière la gentillesse et l’écoute dont on reconnait aisément cette bosseuse devenue ministre, ne peut-on pas songer à une forme d’arrivisme en politique locale et/ou nationale…
    Si le cumul des mandats n’était pas en vigueur…[enfin pour le moment]…
    …nous pourrions nous attendre à voir une jour des “étiquettes” prestigieuses telle que “Madame Stéphanie RIST, Députée – Maire d’Orléans” ?
    Mais ne rêvons pas, les jeux ne sont pas faits, et Caroline Janvier s’emploie, elle aussi à pousser de manière plus claire, notre édile à prendre une retraite”bien méritée”!

  2. “Gabriel Attal en soutien d’urgence à Stéphanie Rist” :
    je savais le Dr Rist rhumatologue mais j’ignorais que G. Attal était urgentiste. Heureux pour sa consoeur qu’il ne fasse pas la grève des médecins ces jours-ci.

  3. Papyd commente comme s’il avait manqué l’épisode central et qu’il persistait à dérouler un scénario qui n’existe pas.
    L’article est clair, la situation aussi, mais lui évolue dans une temporalité politique qui n’appartient qu’à lui.

  4. France 3 Centre Val de Loire a diffusé ces jours-ci un débat entre les candidats à l’élection législative partielle de la 1ère circonscription du Loiret. Au cours de ce débat la candidate du Rassemblement national, surenchérissant sur celle de Reconquête a proposé, dans un souci d’économie, de substituer l’aide médicale d’état, qui permet l’accès aux soins des étrangers non statutaires, à une aide médicale d’urgence. La candidate socialiste, Ghislaine Kounowski a répliqué que les microbes ne connaissaient pas les frontières et qu’une telle mesure favoriserait les épidémies. Le représentant de la France insoumise, Houari Belgherbi, lui-même cadre infirmier, a pour sa part suggéré que le fait de fermer l’accès aux soins de base aurait pour effet d’accroître les besoins relevant de l’urgence, ce qui renforcerait les difficultés des hôpitaux et Stéphanie Rist a confirmé que de telles dispositions accentueraient la charge financière du service de santé. Ce qui frappe dans cette façon de poser le débat c’est que personne n’invoque dans cette affaire les principes élémentaires d’humanité, et quand les deux représentantes de l’extrême droite habillent leur détestation des personnes étrangères des oripeaux de l’économie et du souci des comptes publics, la réplique se situe sur le même terrain argumentaire. Bien entendu, je ne crois pas un instant que les deux représentants de la gauche ni la ministre de la santé soient dénués d’humanité, mais je les soupçonne d’imaginer que leurs électeurs, façonnés jusqu’au tréfonds de l’âme par les plateaux télé, en seraient dépourvus et auraient oublié que le principe de fraternité est un des fondements de la république comme si nous étions tous devenus des comptables sans morale ni valeurs.

  5. une petite erreur s’est glissée dans mon commentaire, il faut lire substituer l’aide médicale d’urgence à l’aide médicale d’état et non l’inverse, bien entendu.

  6. Un peu gêné par la notion de dissidence de LFI évoquée par l’article.

    Il semble que c’est bien le PS qui est entré en dissidence du programme du NFP sur lequel les députés ont été élus en 2024…

    Du coup, c’est le candidat Houari Belgherbi qui me semble représenter la gauche.

  7. Quelle audience pour ce débat, tout est là !

    Je suis passé à côté involontairement et combien d’électeurs comme moi, alors quel impact ?

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