À votre santé, mesdames

Alors que ce 18 janvier la députée loirétaine Stéphanie Rist consulte son électorat pour conserver son siège, son collègue du Cher Nicolas Sansu paie durement son manque d’abstinence. Au risque de démontrer que le Dry January n’est pas toujours bon pour la Santé.



Par Mag’Asine.


« Et qui est ce sot-là qui ne veut pas que sa femme soit muette ? Plût à Dieu que la mienne eût cette maladie! Je me garderais bien de la vouloir guérir. » Cette semaine, l’archiviste a finement privé la tribu taupienne de ses aphorismes personnels pour mieux citer Molière, avec une justesse non dénuée de perfidie. Quoi de mieux qu’un extrait du Médecin malgré lui pour exposer auprès d’une très patiente assistance une actualité régionale très axée sur la santé de ses parlementaires. D’autant que cette pièce, disait-elle, avait été créée le 6 août 1666, soit exactement 317 ans, jour pour jour, avant que naisse le docteur Stéphanie Rist, députée du Loiret et actuelle ministre de la Santé, qui remet tous ses titres en jeu ce week-end. Face à elle, il y aura quatre challengers, dont trois femmes, ce qui prouve avec bonheur que le facétieux Sganarelle avait tout faux en souhaitant que les femmes soient muettes.

Si Mme Rist perd face à sa challenger socialiste, Ghislaine Kounowski, celle-ci, pharmacienne de son état, saura lui conseiller le bon remède pour se rétablir au plus vite. Au besoin, et sans attendre le programme départemental sur la santé qui démarre ce 21 janvier, elle pourrait aussi se tourner vers sa collègue macroniste Mélusine Harlé, ancienne candidate à la députation en 2024, qui vient de lancer dans le Montargois un service gratuit de médiation santé. Ce sera certainement plus pertinent que se tourner vers sa concurrente du Rassemblement national, Tiffanie Rabault, qui se targue surtout d’être famille d’accueil pour des chatons.

Dans le sud de la région, un autre parlementaire a très récemment défrayé la chronique en criant trop fort et en pleine rue son attirance envers les femmes, après avoir peut-être un peu trop bu à leur santé. À ce jour, Nicolas Sansu, député du Cher, a été mis en congé de sa formation politique, le Parti communiste, avec interdiction de se mêler des prochaines échéances municipales à Vierzon, ville qu’il dirigea avant de céder la place à une femme. Et même si le domaine de la santé à fortement marqué son action politique, notamment dans la défense de l’hôpital de sa ville, il ne pourra pas se tourner vers son directeur. Celui-ci vient d’être suspendu par l’ARS pour comportement inadéquat.

En ce début de semaine, Mme Rist, en tant que ministre, a rendu public son plan de lutte contre la désinformation médicale. Vaste sujet, qui aurait plu à Molière. Et quant à la présence des femmes en politique, bien qu’accrue avec les nouvelles règles pour les élections municipales, il y a certainement encore beaucoup à faire. Par exemple, comme l’a signalé la députée Sarah Legrain, pour prendre en compte l’absence des femmes députées prenant leur congé parental qui ne peuvent pas être légalement remplacées par leur suppléant·e. Voilà qui serait pourtant une belle initiative de santé démocratique, et paritaire.

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